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Publié par med médiène

Balzac : Quelques romans et nouvelles de la Comédie humaine - aperçu chronologique simplifié

Romans et nouvelles : survol chronologique à l'usage des lecteurs pressés

Le Bal de Sceaux. 1830 Par ce roman, on entre véritablement « dans les antiques salons » du Faubourg Saint Germain. Le comte Fontaine loge dans un bel hôtel « aux dépends de la liste civile. » On est près de la « haute sphère des puissances politiques. » En 1819, le comte qui n’est pas rancunier, est l’ami de Louis XVIII. Il fait un mariage bourgeois. £Sa fille Emilie, la plus jeune et la plus choyée, a un équipage, de magnifiques toilettes. Tout le monde l’admire et la flatte. Emilie méprise la roture et la noblesse d’Empire. Les pairs de France sont les seuls aristocrates à bénéficier encore de privilèges. « Une noblesse sans privilège est un outil sans manche » dit Emilie. Mlle de Fontaine ne veut pour époux qu’un pair de France. Elle n’a pas de dot, ou peu. Un été, à Sceaux, Emilie voulant « faire peuple » se rend à un bal champêtre. Elle y rencontre l’homme idéal d’une beauté qui l’émeut. Emilie le recherche, le retrouve et tombe passionnément amoureuse. C’est Maximilien Longueville, un polytechnicien, noble mais pauvre, qui travaille. Après une suite de quiproquos, elle se rend à l’adresse qu’il lui a donnée. C’est une boutique. Désappointée, elle s’enfuit. Elle épouse un vieillard de 72 ans. Elle rate sa vie. Plus tard, elle rencontre Longueville qui a été élevé à la Pairie. Mais il est trop tard.

Gobseck. 1830.

Une Double famille, 1830.

La Maison du Chat qui pelote. 1830. Théodore de Sommervieux, le peintre talentueux, artiste passionné à la vie libre épouse Augustine Guillaume, fille de commerçants, sans éducation mais immensément belle.

La Paix des ménages. 1830. Scène de la vie de salon en 1809, pendant les guerres de l’Empire. Luxe insolent et vie follement effrénée. On y aperçoit la duchesse de Grandlieu, la digne douairière, qui a vécu. Ce milieu sait vivre, mais il a vieilli. La jeunesse ne le reconnaît pas, ne voit pas ses qualités. Cette jeunesse a à choisir « entre les plaisirs et le regard. » C’est l’univers du regard où « chaque regard ment. » Chacun est un spectacle pour tous les autres. Une petite intrigue court tout au long du récit. C’est l’histoire d’un diamant et d’une jeune veuve.

La Vendetta.1830. Les premières pages de La Vendetta offrent la description de l’atelier du peinte Servin que Balzac décrit à partir de celui de son ami Boulanger. Ginevra y passe des heures pour s’initier à la peinture, cet art d’agrément destiné aux jeunes filles bien nées. Dans ses premières pages la nouvelle offre la description de l’atelier du peinte Servin que Balzac décrit à partir de celui de son ami Boulanger. Ginevra y passe des heures pour s’initier à la peinture, cet art d’agrément destiné aux jeunes filles bien nées. Voir pour cette nouvelle, Matéo Falcone et Carmen de Prosper Mérimée ainsi que Vanina Vanini (De l’Amour) de Stendhal. Ginévra, la jeune héroïne de la nouvelle, est d’abord adorée par son père, puis abandonnée dès qu’elle manifeste son désir de liberté. Aimer un homme que sa famille n’a pas choisi, et qui se révèle le descendant de la famille objet de la vendetta qui a contraint l’actuel comte Piombo à se réfugier à Paris et à demander la protection d’un corse illustre, Bonaparte, Premier Consul. Balzac vient de publier la Physiologie du mariage (décembre 1829) écrit par un jeune célibataire. C’est un livre ironique et douloureux, brillant et amer, détaché et passionnant, misogyne et plein d’amours pour la femme. Plan de la nouvelle : - Première scène qui situe l’action : Paris sous le Consulat. - L’histoire proprement dite démarre. L’atelier de Servin dont le modèle pourrait être le baron Gérard peintre que Balzac connaissait et admirait. - La désobéissance. Génivra tombe amoureuse. - Le mariage. Elle épouse Louis Porta, refusé par le père, car leurs familles sont en vendetta. - Le châtiment. Le mariage sombre au bout de deux années. Leur fils meurt, suivi par Génivra, puis Louis meurt aussi.

Le Chef d’œuvre inconnu. 1831. Frenhofer, Poussin, Porbus. « Celui qui réfléchit trop est condamné à la stérilité. » L’inspiration de l’artiste ne doit pas être tuée par des préoccupations théoriques excessives.

La Peau de chagrin. 1831. L’histoire se passe au lendemain de la révolution de 1830. La vie n’a pas changé. Le titre du roman évoque pour Balzac tout ce qui rétrécit invinciblement à l’usage Problématique du désir. Foedera : une parisienne à moitié russe, une russe à moitié parisienne. Comtesse et femme du nord, 80000 francs de rente, sans amant. La plus belle femme de Paris. Voluptueuse dans sa démarche, dans ses poses. Lèvres rouges, peau blanche, cheveux noirs, couleur orangée des yeux, paupières italiennes. En elle, deux femmes cohabitent, séparées peut être par le buste. Sa tête est passionnée, son corps est froid. Chez elle : goût exquis, elle possède des tableaux de Maîtres et comme chez les Anglais, chaque pièce de son appartement a son caractère. Elle montre sa chambre à coucher à ses invités. Raphaël de Valentin, qui travaille à un traité sur la volonté, tombe amoureux de son nom. Au début du roman, il est pauvre, ruiné par une malheureuse affaire de famille. Invité par Foedera, il s’achète une paire de gants et loue un fiacre. Cette dépense lui coûte un mois de pain. « Un jeune homme pauvre sait, seul, ce qu’une passion coûte en voiture, en gants, habits, linge… ». « Si l’amour reste un peu trop platonique, il devient ruineux. »

La Bourse. 1832. Hippolyte Schinner. Histoire d’un quiproquo. On vole la bourse du peintre renommé. Ce n’était qu’une ruse amoureuse.

La Femme de trente ans. 1832. Ce roman est constitué de cinq nouvelles que Balzac réunit sous ce titre en 1842. Julie d’Aiglemont est abandonnée par son mari, le volage colonel Victor d’Aiglemont. Elle abandonne à son tour sa fille Hélène qu’elle n’aime pas.

Le Curé de Tours ,1832. Dans cette nouvelle Balzac nous installe délibérément du côté de l’exigu, du médiocre, du quotidien, de l’anodin. On assiste au retour chez lui, un lieu non romanesque, d’un prêtre âgé, le curé Birotteau, personnage également non romanesque. Le cadre dans lequel il évolue prend le dessus sur le caractère, ce qui est l’une des marques du récit provincial, et cette caractéristique bouleverse l’économie du récit. A l’inverse de Paris où l’on désire, où l’on lutte pour être reconnu, en province on ne demande rien, c'est-à-dire que l’on ne désire pas. On est servi. On a. Le cloître, lieu central de l’intrigue, est un lieu stérile qui a étouffé et infantilisé Birotteau. Le régime de Mlle Gamard l’a maintenu dans un état de dépendance. A la fin du récit, Birotteau meurt d’être transplanté à une lieue de Tours, de l’autre côté du pont, loin de ses habitudes ; Son rival, l’abbé Troubert réussit là où Birotteau, naïvement, bêtement, croyait réussir.

Le Colonel Chabert ou La transaction. 1832. Chabert, laissé pour mort lors de la retraite de Russie, réapparaît à Paris et veut récupérer sa femme devenue Mme la comtesse Ferraud. Le romancier, le maître du temps. On voit dans Le Colonel Chabert les débuts de Derville, comme nous verrons dans La Femme abandonnée (1832) la fin d’une histoire racontée en son début dans Le Père Goriot (1834-1835). Se reporter, dans Ferragus, au passage « Toute femme ment. » Le mensonge est une nécessité pour certaines femmes. Elles s’y adonnent innocemment d’abord, puis l’habitude s’installe. Le mensonge demande un certain art, une mise en scène. Mme Ferraud, comme Mme d’Espard (elle ne veut pas saluer ses enfants dans la rue pour paraître plus jeune que son âge), est une femme sans scrupule : elle détruit, avec beaucoup de sang froid, socialement et moralement son mari, le colonel Chabert. Elle a 30 ans. Elle est cruelle, manipulatrice et capable de maîtriser les armes de la société moderne : l’intrigue et la chicane. Elle ment avec un aplomb sans faille qui provoque la colère de Chabert le juste. Chabert est exilé dans son propre pays et interdit de séjour dans son propre foyer. Il est dépouillé de tout, on lui refuse son existence même, le nom. Chabert constitue un cas remarquable : il s’abandonne lui-même au malheur, il fait jouer une sinistre justice. Mais qu’a-t-il fait de mal ? Peut être tout le mal. Car il n’a jamais regardé au-delà de l’extrême violence, et encore commandée. Pouvait-il sauver sa femme ? Non, car il savait d’où il l’avait prise : le trottoir où elle se prostituait. De là où elle était parvenue avec son second mariage, il ne pouvait plus que la tirer vers le bas. Il le comprend. Il éteint ses pensées, son amour même. Par amour ? Il ne le sait pas. S’il savait, il ne pourrait pas. La comédie de l’idiot qu’il joue sur le chemin de Bicêtre est tragique. L’homme de loi, Derville ici, tient le rôle de substitut du romancier : il a « le don de seconde vue ». L’avoué Derville dit la même chose que le forçat Vautrin : hypocrisie et crime sont le lot de la société moderne.

Eugénie Grandet. 1833. Charles et Eugénie : ils échangent « le plus tendre des baisers. » Eugénie est naïvement, c'est-à-dire réellement, amoureuse de son cousin Charles. Elle sera oubliée car elle ne sait pas faire valoir ses « atouts », en clair, ici, sa fortune colossale. Le jeune dandy choisira une médiocre aristocrate parisienne qui est loin de valoir sa cousine. Balzac décrit, en dehors de l’avarice du père, les effets de l’éloignement sur le sentiment amoureux éprouvé par Eugénie. Idéalisation puis déception.

Ferragus. 1833. Le médecin de campagne. 1833. Dans sa jeunesse, le docteur Benassis a été « un assassin de salon. » Il a eu une liaison avec une jeune fille qu’il abandonne avec son enfant, un garçon. La jeune fille meurt de cet abandon. Remords et tentative de rachat de Benassis.

La Duchesse de Langeais. 1834. Une femme à la mode en prise avec l’amour réel. Ce qu’elle ressent de se voir refusée, rejetée par l’homme qu’elle aime et dont elle s’était au départ moqué. Conséquences dramatiques de ce « jeu de l’amour et du hasard ». Elle est dédaignée par Montriveau. Mais lorsque enfin ils peuvent réellement se rencontrer, ils échouent.

La Fille aux yeux d’or. 1835.

Le Père Goriot. 1835. Le Père Goriot. Première application du procédé du retour systématique des personnages. On peut parler maintenant d’un monde balzacien. Pressé par ses éditeurs, Balzac travaille jusqu’à 15 heures par jour. Il écrit vite. Le Père Goriot est rédigé en sept-octobre 1834. Le roman paraît en librairie en mars 1835. La cellule initiale d’où est sorti le roman : « Un brave homme – pension bourgeoise – 600 francs de rente – s’étant dépouillé pour ses filles, qui, toutes deux, ont 50000 francs de rente – mourant comme un chien. » Mais la composition du Père Goriot sera plus large et plus hardie que prévue. Plusieurs grands sujets s’entrelacent. - Le père Goriot ruiné et renié par ses filles. Anastasie qui a épousé de Restaud sous l’Empire et Delphine qui a épousé un banquier, c’est à dire l’argent. C’est elle qui a raison, nous dit Balzac. Thème de la paternité. Goriot le « Christ de la paternité ». « La paternité d’instinct, de passion à l’état de vice du père Goriot. » - Le drame de Vautrin, déguisé, tentateur, révolté. Porte parole des idées de Balzac sur la société. Vautrin est omniscient comme l’écrivain. Il sait tout. - L’histoire de Rastignac, jeune gascon, sortant de sa famille provinciale, d’âme assez pure, découvre la corruption parisienne. - Drame d’une cousine de Rastignac, Mme de Bauséant, abandonnée par son amant qu’elle adore. Tragédie qu’éclaire « un futur déjà réalisé », La Femme abandonnée. - Une pension de famille, la pension Vauquer, qui est le carrefour de tous ces destins Mais il faut aussi évoquer Mme Vauquer, Victorine Taillefer, Mlle Michonneau, Poiret, Mme Couture. Mais de tous ces thèmes, le plus proche de l’auteur, c’est celui des années d’apprentissage, de formation de Rastignac. Le héros a vu partout la corruption et la boue des filles reniant leur père, des femmes bafouant leur mari, des amants cruels et dédaigneux. « Entre le boudoir bleu d’Anastasie de Restaud et le salon rose de Mme de Bauséant, il a fait en 3 heures, 3 années de droit parisien. » Rastignac : nom encore monnayable. Associé au duché de Bourgogne. Noble mais sans argent, il demeure assez vertueux pour refuser le marché criminel que lui propose Vautrin. Il ne l’est pas assez pourtant pour accepter la vie médiocre qui l’attend à la fin de ses études de droit. Il se sert de son nom pour se faire ouvrir la porte des salons, et de sa bonne mine qui lui ouvre le cœur des femmes pour se sortir de la pension Vauquer. Malgré sa volonté de partir, il est le seul à s’intéresser à ses voisins, tout particulièrement au Père Goriot, auquel il manifeste une affection filiale qui contraste avec l’indifférence qu’il éprouve à l’égard de son propre père. Le thème de l’abandon dans Le père Goriot. La femme abandonnée, Mme de Bauséant, mais surtout le père Goriot abandonné par ses filles, Delphine de Nucingen et Anastasie de Restaud. Qui, elles aussi, s’éloignent de leur mari respectif. Tout le roman baigne dans une atmosphère de fin de règne sous les derniers feux d’une gloire qui finira en 1830.

Le Lys dans la vallée. 1836.

La Vieille fille. 1836.

L’interdiction.1836. Une femme, la marquise d’Espard abandonne son mari. Elle le trompe. Et veut sa ruine et essaie de spolier ses biens en essayant de le faire passer pour irresponsable. Derville le sauve.

Les Employés. 1837.

Gambara. 1837. Le héros de la nouvelle, Gambara, compose un opéra intitulé Mahomet. Atmosphère fantastique. Problème de la création artistique, de la réalisation, comme dans Le Chef-d’œuvre inconnu. Quête d’absolu. La nouvelle s’achève sur cette phrase : « L’eau est un corps brûlé. »

Illusions perdues. Un grand homme de province à Paris. 1837. Daniel d’Arthez (Balzac lui-même) ressemble à Bonaparte jeune dans Les Secrets de princesse de Cadignan. Le côté féminin de l’artiste est représenté par le beau Lucien de Rubempré. Michel Chrestien, autre écrivain de l’univers balzacien, pourrait figurer le côté pur et entier de l’auteur. Lucien se heurte à la corruption de l’homme. La librairie : Dauriat, Fendant. Le journalisme : Lousteau, Finot. L’usure : Bardet, Samanon. Gloire et argent. Lucien veut lutter avec André Chénier.

La Maison Nucingen. 1838.

Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau. 1838.

Massimila Doni. 1839. Problème ici de l’interprétation. Le prince Emilio aime et est aimé de Massimila. Amour passion qui empêche la fusion. Massimila demeure toujours « au bord de l’abîme. » Un médecin français parviendra à soigner Emilio. La roulade, Capraja. L’accord parfait, le duc Catéano. Ces deux esthètes dédaignent tout le reste. Ils ne vivent que pour la musique pure, parfaite. La voix, Genovése et la Tinti, sublime.

Une fille d’Eve. 1839. Raoul Nathan, écrivain et journaliste est tout à la fois Balzac et son contraire. Nathan finira par épouser Florine, l’actrice plus ou moins courtisane, qui a plus d’un point commun avec Alice Ozy (modèle et maîtresse de Chassériau. Il faut ajouter au peintre la liaison avérée avec l’un des fils de Victor Hugo et le duc d’Aumale.) Histoire entre Marie de Vandenesse, fille de la comtesse de Granville et de Raoul Nathan, écrivain, journaliste et homme politique.

Les Secrets de la princesse de Cadignan. 1839. Histoire d’une « Don Juan femelle », Mme de Maufrigneuse, et de la fin de la carrière littéraire du grand écrivain Daniel d’Arthez. Amoureux, il n’écrit plus.

Pierre Grassou. 1839. Nouvelle charge contre la médiocrité d’un peintre, Pierre Grassou, et les acheteurs de ses œuvres. Pierre Grassou réussit, malgré son « infâme médiocrité », à s’installer confortablement dans la vie. A 37 ans il a déjà peint près de 200 tableaux. Des copies de Maîtres revendues à de riches bourgeois ignares

Béatrix. 1839. Camille Maupin (George Sand). Elle décide d’avoir sa première expérience amoureuse car « un célibat obstiné altérerait sa beauté. » Dans ce roman Balzac prend modèle sur le couple formé par Marie d’Agoult et Frantz Liszt pour créer celui de Béatrix de Rochefide et Gennaro Conti. Education sentimentale de Calyste du Guénic par Camille Maupin, femme de lettres remarquable. Plus âgée que lui, elle le dirige vers Béatrix de Rochefide, fascinante personnification de la passion. Mais Calyste épousera Sabine de Grandlieu sans cesser d’aimer Béatrix. Dans Béatrix, Camille Maupin, écrivain renommé, est sur le point de faire silence à son art. Elle n’écrit plus. Dans ce roman, Balzac ne parle pas, ou peu, de la création littéraire mais plutôt « le drame intime de la femme, une femme que la vie abandonne, et qui renonce à un jeune amant parce qu’elle possède l’intelligence du véritable amour. » Béatrix est abandonnée par Gennaro Conti. Elle a passé « le porche fatal de la trentaine. » Les excès de la passion « sont inféconds et mortels. » Voir Louise, dans Les Mémoires de deux jeunes mariées.

1840 : Balzac baptise l’ensemble de son œuvre La Comédie humaine.

Un prince de la Bohème. 1840. La Palférine « un jour qu’il errait le long de sa canne » se met à suivre une femme. Claudine devient sa maîtresse, elle est mariée à un auteur de Vaudevilles.

La Fausse maîtresse, 1841. Dans le palais du prince Laginski que Balzac décrit prend modèle vraisemblablement sur celui d’Eugène Sue, rival littéraire et mondain de Balzac. On peut y voir « des fleurs exotiques cultivées et des chevaux brossés par des palefreniers ».

Mémoires de deux jeunes mariées. 1841-1842.

La Rabouilleuse, 1842. Joseph Bridau. (Cf. aussi Illusions perdues.) Histoire d’un héritage qui provoque des drames. Les deux frères Bridau, Philippe le dépravé et Joseph le peintre doué et travailleur.

L’Avant-propos, 1842, de la Comédie Humaine explicite le projet de l’écrivain. Il expose ses idées sur le roman et trace les principes directeurs de son œuvre. Ses romans sont groupés en Etudes de mœurs et en Etudes philosophiques.

La Muse du département. 1843. Lousteau le journaliste et Dinah de Baudraye la poétesse de province qui écrit des vers sous le pseudonyme de Jan Diaz. Cercles des notables de Sancerre. Dinah veut rivaliser avec George Sand et Mme de Staël.

Honorine. 1843

La Torpille ou Comment aiment les filles, (Cf. Splendeurs et Misères des courtisanes, 1844, première partie). Esther Gobseck, fille d’une prostituée assassinée dans une maison à plaisir, abandonne sa vie de « fille à numéro » par amour pour Lucien de Rubempré. Lucien fera la connaissance de Mademoiselle des Touches célèbre sous le nom de Camille Maupin et déjà rencontrée dans Béatrix : « Cette charmante fille a trente ans, il est vrai ; mais elle a près de quatre-vingt mille livres de rente. Elle est adorablement capricieuse, et le caractère de sa beauté doit se soutenir fort longtemps.

Modeste Mignon. 1844. Canalis, le flamant rose (Lamartine l’aigle). Dans ce roman, Modeste Mignon tombe amoureuse du poète Canalis en voyant son portrait. Elle lui écrit. C’est le secrétaire du poète qui est chargé de lui répondre. Canalis poète et politicien est avide de reconnaissance officielle et n’est pas insensible à l’argent. L’hypocrisie nécessaire de l’homme du monde gangrène le poète.

Petites Misères de la vie conjugale. 1845.

La Cousine Bette. 1846. Hulot, un des hommes de désordre. Hulot se perd car la société n’a pas su l’utiliser. Abandonné à lui-même « il se met en service actif auprès des femmes. » Crevel, le parvenu. La cousine Bette trahit ses bienfaiteurs. Mme Marneffe et son mari, « pourri jusqu’aux os. » L’histoire de Wanceslas, l’aristocrate polonais, artiste impuissant à réaliser son œuvre, qui épouse Hortense, la fille Hulot, et la trompe avec Valérie Marneffe, la maîtresse de son beau-père. Hulot (Victor Hugo ?). L’épisode du constat d’adultère dans un meublé rappelle celui vécu par Hugo et Léonie Biard surpris en pleine « conversation criminelle. »

Les Comédiens sans le savoir. 1846. Dubourdieu mais surtout Léon de Lora, célèbre peintre de paysage, déjà rencontré dans Un début dans la vie sous le sobriquet de Mistigris. Léon de Lora dit qu’en matière de création artistique : « Si l’opinion ne donne pas le talent, elle le gâte toujours. » Il dira plus loin « L’artiste qui souille l’art par une combinaison politique ou systématique perd son talent. » La nouvelle est une aimable farce qui met en scène un provincial des Pyrénées, Gazonal, cousin de Léon de Lora qui le présente au tout Paris artiste.

Le Cousin Pons. 1847. Pons est un collectionneur sans malice. Ancien musicien célèbre, prix de Rome, il vivote. Il offre un éventail peint par Watteau à sa cousine qui lui offre à déjeuner chaque semaine.

L’Envers de l’histoire contemporaine. 1848.

Les petits bourgeois, 1854. Roman posthume.

Images

Balzac - La comédie humaine

Balzac - La comédie humaine

Balzac

Balzac

Balzac

Balzac

Balzac

Balzac

Une vie de passions

Une vie de passions

Annonce du film de Un grand amour de Balzac, 1974

Annonce du film de Un grand amour de Balzac, 1974

Un amour de Balzac, feuilleton en 7 épisodes, 1972

Un amour de Balzac, feuilleton en 7 épisodes, 1972

Feuilleton - Un amour passionné de Balzac avec Beata Tyszkiewicz (Eve Hanska) et Pierre Meyrand (Honoré de Balzac)
Feuilleton - Un amour passionné de Balzac avec Beata Tyszkiewicz (Eve Hanska) et Pierre Meyrand (Honoré de Balzac)

Feuilleton - Un amour passionné de Balzac avec Beata Tyszkiewicz (Eve Hanska) et Pierre Meyrand (Honoré de Balzac)

Images du film La fille aux yeux d'or d'Albicocco (1961)

Images du film "La fille aux yeux d'or" d'Albicocco (1961) avec Marie Laforêt, Danièle Presvot et Paul Guers
Images du film "La fille aux yeux d'or" d'Albicocco (1961) avec Marie Laforêt, Danièle Presvot et Paul Guers
Images du film "La fille aux yeux d'or" d'Albicocco (1961) avec Marie Laforêt, Danièle Presvot et Paul Guers
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covix 19/11/2015 21:57

Bonsoir,
Un grand auteur, merci du partage.
Bonne soirée
@mitié

med médiène 20/11/2015 08:06

Bonne journée à vous.
Amitiés