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Publié par med médiène

Titien - Vénus avec Cupidon

Titien - Vénus avec Cupidon

Venise : Le nu lumineux

Parce que les ports sont aussi des portes, Venise au 16ème siècle est à la fois ville marchande et République prospère où se croisent les mondes du monde. Les fréquents et fructueux frottements des cultures stimulent l’esprit et aiguisent la sensibilité. L’activité commerciale favorise ce mélange d’individus, d’idiomes, de costumes, de couleurs, procurant un irrépressible goût de d’Orient, cet en deçà de la mer où le soleil se lève
La sérénissime cité des Doges, tolérante et généreuse plus que toute autre, ouverte aux plaisirs, traite avec égard les courtisanes qui accourent de l’Europe entière, transportant avec elles leur manière d’aimer. On a dit qu’elles représentaient, au plus haut de la gloire de la ville, le dixième de la population féminine. On a dit aussi que par coquetterie elles s’amusaient parfois à se déguiser en hommes et que dans les grandes occasions elles aimaient à teindre de rouge la pointe de leurs seins. Les fêtes accueillent les belles Italiennes, femmes légitimes ou maîtresses attitrées. Le blond particulier de leurs chevelures ajoute un surcroît de lumière au luxe des palais prétoriens. Ces femmes, raconte un chroniqueur du temps, avaient su défaire de leur rudesse les hommes un peu frustes qui les fréquentaient.
Avec la richesse, le souci du luxe et du beau s’enracine. La Vénitienne de haut rang se reconnaît, outre la blondeur de ses cheveux, à la blancheur laiteuse de sa peau. Elégante et spirituelle, elle s’incarne dans le superbe accord de la chair lumineuse des Vénus de Titien. Parfois à son insu, la peinture de ce temps exprime la femme dans sa rutilance, dans ses interdits et dans sa nécessité amoureuse. Une splendeur païenne émane de ces femmes étendues, avant l’amour ou après le bain. Car c’est dans la Venise du 16ème siècle, le siècle flamboyant de Giorgione et de Titien, que naît le nu féminin couché.
Plus au nord, avec cette énergie industrieuse reconnue à Amsterdam et à Anvers, les dépenses en soins domestiques et esthétiques rivalisent avec celles de la cité des Doges. Les peintres de talent sont recherchés, courtisés, généreusement payés.
L’argent circule dans ces ports comme les marchandises et l’eau de leurs canaux. L’or et les perles, les fourrures et les velours, les soies et les satins concourent au plaisir des yeux qui fait naître le désir dans les corps et que l’austère religion calviniste ne parvient pas à comprimer.
Les navires chargés d’épices et de bijoux en déchargeant sur les quais leurs odorantes cargaisons agaçent les sens d’une société curieuse, et peut-être jalouse, des raffinements que les voyageurs prêtaient dans leurs récits à la vie orient

Venise : le nu lumineux
Venise : le nu lumineux
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Venise : le nu lumineux
Venise : le nu lumineux

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Lebeaupin Thierry 03/10/2009 20:57


Salut Mohamed

Je vois que ton site s'étoffe , c'est super.
A plus

Bravo

Thierry