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Publié par med médiène

3 - Victor Hugo. 1870-1885
Le patriarche de la République. 1870-1885.
 
Victor Hugo retourne à Paris par le train de Bruxelles avec sa belle barbe blanche le 5 septembre 1870.

L’armée prussienne occupe une partie de la France (voir par exemple Boule de Suif de Guy de Maupassant). A la gare du Nord, des milliers de personnes l’attendent pour l’acclamer, lui serrer la main, lui réciter des poèmes tirés des Châtiments, escorter sa voiture. On crie « Vive Hugo ! Vive la République ! » Il dit : « Vous me payez, en une heure, de dix neuf ans d’exil. » Hugo savoure son triomphe. « Sa voix est douce, lente peu sonore » se souvient un témoin. Il est gentil et affable avec tous.
Il n’a pas encore eu le temps de se rendre compte à quel point Paris a changé. Transformée par le Baron Haussmann, préfet de Napoléon III, la capitale s’est embellie, modernisée. De grandes avenues ont été percées pour faciliter la circulation des parisiens ; de nouveaux quartiers ont vu le jour, notamment autour de la gare Saint Lazare et de l’église Notre-Dame de Lorette qui abritent désormais une population féminine élégante et de mœurs faciles (lire Illusions perdues et Splendeur et misère des courtisanes de Balzac et nombre de nouvelles de Maupassant), d’autres ont été réhabilités ou assainis. Des grands magasins qui ont pour nom La Belle Jardinière, La Samaritaine, Au Bon Marché offrent à une classe moyenne nouvellement constituée une multitude d’articles à des prix compétitifs (lire d’Emile Zola : La Curée – sur la spéculation ; Le Ventre de Paris – sur les halles ; Au Bonheur des Dames – sur les grands magasins ; Pot-bouille – sur la bourgeoisie conquérante…)
Une nouvelle catégorie de banquiers et d’industriels, inventant une nouvelle culture d’entreprise, apportent au commerce et à l’économie de la France un développement qui profite aux audacieux parfois peu scrupuleux, comme l’avait pressenti Balzac dans La Comédie humaine.

Victor Hugo renoue assez vite avec l’aisance financière qui lui avait fait tant défaut dans son exil grâce à l’énorme capital affectif qu’il a su faire naître dans le cœur de ses compatriotes.
Immense succès de la première édition française des Châtiments en octobre 1870. 11000 exemplaires sont vendus en une semaine à Paris seulement. 22000 en décembre de la même année. Hugo lègue ses droits d’auteur pour la défense du peuple de Paris assiégé. Il note dans Choses vues, le 27 novembre 1870, « Ce que j’écris n’est pas à moi. Je suis une chose publique » ( Res Publica). Il relate dans ce texte débuté dans les années 30, qui est une sorte de journal intime ou de chronique, les faits et gestes, les siens et ceux d’une population qui souffre des effets du blocus imposé à la ville par les Prussiens. On apprend ainsi le prix de certaines denrées alimentaires : on mange du chien et du chat, un rat coûte 8 sous : « On fait des pâtés de rat. On dit que c’est bon. » Une pomme de terre se vend un sous (27 novembre 1870. A titre indicatif en 1849 un boisseau de pommes de terre valait 8 sous); une bourriche d’huîtres 750 frs, un dindon vivant 250 frs (29 décembre 1870) ; un sac d’oignons 80 frs, une livre de viande d’éléphant 40 frs (comme celle d’antilope, d’ours ou de cerf « cadeau du jardin des plantes » dont Hugo a goûté avec plaisir la chair : « c’est excellent »), un œuf 2 frs (13 janvier 1871). Il gèle à Paris le 2 décembre 1870 comme il avait gelé en février 1848 (« La Seine est prise. On patine sous le pont des Arts » notait-il à cette date) et il n’y a plus de charbon pour les presses d’imprimerie.
Hugo nous apprend avec humour qu’il a obtenu le 29 décembre la grâce du cheval de Théophile Gautier que les insurgés affamés avaient réquisitionné pour être mangé.
Pendant le siège de Paris Hugo est nommé représentant du peuple. Il veut participer au combat en prenant les armes comme nombre de ses concitoyens. On l’en empêche. Avec une pointe d’orgueil il retranscrit dans Choses vues le 9 décembre 1870 la note qui lui défend d’aller se battre : « La garde nationale fait défense à Victor Hugo d’aller à l’ennemi, attendu que tout le monde peut aller à l’ennemi, et que Victor Hugo seul peut faire ce que fait Victor Hugo. »
L’Assemblée est transférée à Bordeaux où son fils Charles meurt brusquement en 1871. Il retourne à Paris pour l’enterrer. En signe de respect, les Communards se découvrent la tête devant le cortège.

« Le fils mort et le père, aspirant au tombeau,
Passent, l’un, hier encore vaillant, robuste et  beau
L’autre vieux et cachant les pleurs de son visage ;
Et chaque légion les salue au passage. »

Gustave Courbet, qui est là, serre la main du poète. Hugo se rend à Bruxelles, pour s’occuper des affaires de son fils. Il y apprend la féroce répression des Communards (30000 fusillés) et la politique systématique de déportation vers les bagnes coloniaux. Le souvenir de 1848 lui revient et, comme alors, il demande l’amnistie pour les déportés. Il n’est pas entendu. Une droite dure gouverne le pays et refuse tout pardon. Il est de nouveau expulsé de Belgique. Le Luxembourg l’accueille. Il y rencontre la jeune veuve d’un communard fusillé, Marie Garreau, dont les récits pathétiques alimentent de nombreux poèmes de L’Année terrible que Victor Hugo est en train de rédiger.
François-Victor, dernier fils de Victor Hugo, meurt en 1873. Adèle, sa fille folle, « plus morte que les morts » est internée. « Dieu m’ôte ma famille ». Il lui reste la fidèle Juliette qui vit dorénavant sous son toit et ses deux petits enfants, Georges et Jeanne.
Victor Hugo « un bonhomme simplement exquis » (Flaubert) a vieilli mais il reste solide même si sa voix a faibli. Et malicieux. Ce qui, semble-t-il, agaçait déjà en son temps Sainte-Beuve quand il notait amèrement que le poète était « gai, presque trop gai. » Pourtant il s’ennuie, il pense à Guernesey, à l’immensité de l’océan, et confie à Judith Gautier, la fille de son vieil ami Théophile, qu’il songe sérieusement à retourner y vivre.
On joue Ruy Blas et c’est Sarah Bernard, peut être un « de ses derniers incendies » pour reprendre une formule de Pablo Picasso, qui interprète le rôle.

En 1876, Hugo, sous les pressions de Gambetta, se présente aux élections sénatoriales. Il est élu. Il devient sénateur inamovible. Le vieux lion poursuit ses luttes. Il plaide inlassablement pour les vaincus et les mots qui reviennent le plus souvent sous sa plume, ou dans ses discours, sont : clémence, pardon, justice, homme, fraternité. « Homme, veux-tu trouver le vrai ? Cherche le juste ! » Son optimisme foncier « je n’abdiquerai pas mon droit à l’innocence » parviendra à lever les réticences du Parlement. Bientôt ses projets de lois concernant les condamnés de la Commune seront votés. Mais il considère que le pouvoir n’est pas assez attentif au peuple. Il se retire peu à peu de la vie publique tout en devenant le grand écrivain populaire de son époque. Et publie, remaniés, des textes datant de plusieurs années : poésie lyrique et satirique, drames en vers et en prose, romans.
A la fin de sa vie, il devient le poète officiel de la République et que l’école, par le biais des morceaux choisis, fait connaître à tous les écoliers de France.

Cependant Hugo poursuit ses histoires d’amour : Judith Gautier, Sarah Bernhardt, la comédienne... et la très jeune Blanche Lanvin, Alba, la domestique de Juliette et qui sera l’objet de l’ultime mais pénible fâcherie de sa vieille maîtresse.

« Prendre une jeune fille au lieu de la vieille qu’on a !
Manger de la chair fraîche avec du bon pain tendre,
Au lieu de la chair salée avec ses vieux biscuits
O fascination dont la splendeur me luit !
Je romps avec la vieille, il faut qu’elle s’en aille !
Je sens que je vais être une horrible canaille ! »

Il interviendra pour tenter d’éviter la déportation à Louise Michel (1830-1905), « Vierge rouge » et égérie de la Commune, qu’il avait rencontrée à Paris, en 1850, quelques mois avant son exil. Louise, alors institutrice de vingt ans, avait désiré voir le poète ; celui-ci lui avait accordé un entretien dont on peut raisonnablement penser qu’il s’est transformé en entretien amoureux. Malgré les appels à la clémence de Victor Hugo, Louise Michel est déportée en Nouvelle Calédonie. Amnistiée en 1880, elle poursuivra sa lutte en faveur des exclus et des démunis. Et cessera de croire en Dieu, qu’elle juge « trop versaillais. » Ses funérailles en 1905, par la foule qu’elles rassemblent, rappelleront celles de Hugo dix ans plus tôt.

Publication en 1873 de L’Année terrible, sur les meurtrissures de la France causées par le coup d’état de décembre 1851. Cette année terrible est l’année de la défaite de l’armée française, du siège de Paris par les Prussiens, de la Commune dont il se méfiait et de la mort inattendue de son fils Charles.
Publication également la même année de son dernier roman, Quatre vingt treize, sur la France héroïque au temps des dérives de la révolution. Le roman parle de l’Histoire et sa fatalité et de l’Homme face à sa destinée. Rappelons que 1793 est l’année ou la révolution s’impose en France par la terreur blanche. Hugo met en relation, dans ce roman, des personnages qui se connaissent et s’affrontent : le marquis de Lantenac, l’aristocrate vendéen ; Gauvain, le jeune républicain et Cimourdain, le révolutionnaire intransigeant.
Ce roman porte la trace des tragiques événements vécus par les Parisiens pendant la Commune en 1871.
Aimable aïeul, il fait paraître l’Art d’être grand-père (1877), inspiré par ses petits enfants, Jeanne et Georges, qui regroupe les poèmes célébrant l’enfance d’une manière émouvante et tendre. Il redevient le consciencieux témoin de son époque avec Histoire d’un crime où il alerte l’opinion sur les agissements inquiétants de Mac-Mahon tenté par l’exemple de Louis-Napoléon Bonaparte (1877).
L’infatigable lutteur, maintenant presque sourd, très vieux et très ridé, accueille les témoignages d’admiration et de reconnaissance des Parisiens fiers de leur monument vivant. On l’applaudit à la moindre de ses apparitions publiques. Un banquet est organisé pour fêter le cinquantenaire d’Hernani.
Pour son anniversaire, en 1883, 600000 parisiens défilent sous sa fenêtre, avenue d’Eylau, baptisée ce jour là avenue Victor Hugo. Debout, ses petits enfants à ses côtés, il regarde la foule respectueuse lui rendre ce formidable hommage.
Son grand et vieil amour, Juliette, meurt cette année-là.

Torquemada sort en librairie.

Il s’éteint le 22 mai 1885. On dit qu’il aurait murmuré juste avant son dernier souffle, « C’est ici le combat du jour et de la nuit. »
Les dispositions testamentaires de l’anticlérical Victor Hugo sont claires. Elles rendent impossibles toute récupération par l’Eglise de sa mort. « Je refuse l’oraison de toutes les églises; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu. Je vais fermer l’œil terrestre ; mais l’œil spirituel reste ouvert plus grand que jamais. »
Le gouvernement organise des funérailles nationales et républicaines. Un million de personnes suivent « le corbillard des pauvres », dans lequel il avait exigé d’être placé, jusqu’au Panthéon où Victor Hugo est inhumé, à côté de Voltaire et de Jean Jacques Rousseau. Il sera rejoint en décembre 2002 par Alexandre Dumas.

Hugo le généreux, sa puissance est dans l’œil, dans cette prodigieuse faculté qu’il avait d’envisager la partie et le tout des choses. Hugo le visuel : l’une des clés de son génie est là, sans doute, dans cet œil extraordinaire, capable « malgré lui » de voir plus et mieux que n’importe quel œil humain.
La plus grande partie de son œuvre est populaire par les idées sociales qu’elle a contribué à répandre et par les grands sentiments humains, nobles et simples qu’elle glorifie : le sentiment de la famille, de la patrie, la grandeur des petites gens et la satisfaction de l’ouvrage bien faite.
Hugo cultive avec bonheur le goût du pittoresque en art, de l’ombre et de la lumière en philosophie, et dans la technique, l’antithèse « cette harmonie des contraires » - (une sombre clarté, une douce violence). Le verbe hugolien évolue, au cours de sa longue vie, de la mélodie murmurante de la nature aimée dans sa jeunesse au fracas formidable du tonnerre lorsqu’il rencontre l’océan pendant ses années d’exil. Ces deux vers, dans leur simplicité et leur totalité, peuvent résumer cette évolution :
« Je veux tout le ciel bleu
Je veux tout le ciel noir. »

Victor Hugo aura accompli sa destinée qui était non pas « de toucher au but » mais d’être « toujours en marche. »

Quelques mots sur Victor et sur Hugo

Il arrive vierge à son mariage
Il est fidèle à sa femme jusqu’au moment où elle le trahit
Il a un profond sens de la famille. Il aime ses enfants
Il ne fume pas
C’est un bon nageur
Il aime jouer aux cartes et au billard
Il se lève tôt et travaille tout le matin
Il dessine
Il aime se promener après les repas
Il boit peu mais aime manger
Il souffre des yeux
Sa voix n’est pas très solide
Il se passe de l’eau glacée sur la nuque « pour les travaux de l’intelligence, et autres »
Il aime l’amour, les femmes et le plaisir
Il est bricoleur : il aime le travail manuel
Il est persévérant
Il n’aime pas les bibliothèques. Après avoir beaucoup lu, il ne lit plus que pour se documenter.
Il est orgueilleux. Il veut « être pour le moins Lamartine. »
Sa poignée de main est franche et vraie. Le contraire de Sainte-Beuve.
Il est généreux
Il fait preuve d’une énergie et d’une volonté exemplaires
Il est terriblement superstitieux. Il craint les vendredis 13, les échelles, les chats noirs. Il est attentif à ses rêves, aux « anges ténébreux. », aux « invisibles »
Le 11 septembre 1853, il parle avec sa fille Léopoldine pendant une séance de spiritisme à laquelle participe Delphine de Girardin
Il est républicain et anticlérical.

 

Annexe
Peinture et musique

La musique et la peinture sont aussi au cœur de la reconsidération totale des règles de l’écriture artistique entamée par le romantisme.
Le Radeau de la Méduse (1819) de Théodore Géricault (1791-1824) annonce Eugène Delacroix (1798-1863) qui en 1830 est déjà le peintre des Scènes des massacres de Scio. Le baron Gros (1771-1835), peintre considérable en son temps et dont Géricault et Delacroix ont fréquenté l’atelier, dira, outré, à propos de ce tableau : « ce sont plutôt des scènes de massacre de la peinture. » La Mort de Sardanapale, qui fait figure, pour les jeunes peintres, de manifeste anti-classique des Arts plastiques provoquera l’enthousiasme de Baudelaire. Mais les journaux conservateurs parleront de peinture faite « avec un pinceau ivre. »
Contre le bien dessiné préconisé par Ingres (1780-1867) : « Le dessin est la probité de l’art »), Delacroix oppose l’emploi des couleurs vives et chaudes, neuves dans la lumière qu’il va chercher au Maroc « par la plus froide des nuits de décembre » en 1832. Il montre ainsi la voie (« Rome n’est plus dans Rome » écrit-il de Tanger) qu’emprunteront, ou empruntent déjà comme Marilhat (1811-1847) ou Adrien Dauzats (1804-1868), un grand nombre de peintres voyageurs soucieux d’oublier l’enseignement académique pour aller vérifier, sur le vif, la richesse chromatique et lumineuse du monde - et l’infinie variété des thèmes qu’il offre. Au mois de mars 1846, par exemple, Eugène Fromentin se rend en Algérie, nouvelle destination pour les peintres voyageurs, suivi en mai de la même année par Théodore Chassériau. Tous reviendront fortement marqués par leurs voyages.

Sous l’impulsion d’auteurs et d’interprètes inspirés par la révolution romantique, la musique connaît aussi une transformation radicale. Evoquons Hector Berlioz (1803-1869), contraint d’écrire des articles pour vivre, auteur d’une œuvre musicale qui exerce une influence dans toute l’Europe. Il invente l’orchestre moderne en le libérant des conventions : « La musique est le plus puissant, le plus vivant des arts. Il faut qu’il soit le plus libre et il ne l’est pas encore » écrit-il en songeant à la manière de décorseter le fonctionnement de l’opéra. Les vues de Berlioz sur la musique sont prophétiques et ses critiques incisives lui valent l’incompréhension de ses contemporains. Il se fait le sévère héraut d’un romantisme sans limites.
Il est à l’aise aussi bien dans la musique vocale que dans la musique symphonique ou dramatique. Le jeune Liszt applaudit avec ferveur la Symphonie fantastique créée le 5 décembre 1830 à Paris. Berlioz est l’auteur entre autres de la Damnation de Faust (1828-1846), les Troyens (1855-1858) et de L’enfance du Christ (1854).
Frédéric Chopin (1810-1849), se fixe en France en 1831 où il rencontre George Sand avec qui il aura une liaison qui durera 10 ans. Chopin est un prodige qui associe, dans son jeu, le velouté du toucher pianistique et une virilité parfois violente. Dans les œuvres qu’il compose, il donne par son raffinement et sa simplicité une teinte aristocratique à l’esprit du romantisme. Nocturnes, sonates, préludes, valses et ballades sont les genres qui ont fait se renommée. Et sa magnifique Marche funèbre.
Franz Liszt (1811-1886) arrive en France en 1823. Il fréquente le milieu littéraire et artistique et s’éprend de la comtesse Marie d’Agoult qui abandonne pour lui son mari, ses enfants et son salon qu’elle ouvrait à la fine fleur parisienne. Il est l’un des créateurs du poème symphonique et le propagateur de la musique romantique qu’il interprète avec virtuosité. Son inspiration la plus ardente se nourrit des œuvres de Byron et Senancour et exalte les états d’âme romantiques qui parfois se teinte d’une mélancolique poésie. Retenons de son œuvre, Harmonies poétiques et religieuses (1834-1850), Grandes études de concert (1848) et ses Rapsodies hongroises.
Et enfin, Richard Wagner (1813-1883). Il séjourne en France en 1839 où il vit misérablement. Dans ses compositions dramatiques, il cherche à réaliser une union parfaite entre la poésie, la musique, la mise en scène et la danse. On peut résumer les thèmes wagnériens à ces deux postulations qui le rapprochent des préoccupations de Victor Hugo : la rédemption par l’amour et l’exaltation des vertus populaires. Il entretiendra successivement une relation amoureuse avec Cosima, la fille de Liszt et de Marie d’Agoult et Judith, la fille de Théophile Gautier. Il s’installe à Bayreuth en 1872 où il meurt en 1883. Pour mémoire, citons quelques chefs œuvres du compositeur : le Vaisseau Fantôme (1841), Tannhäuser (1843-1844), l’Anneau du Nibellung sa tétralogie composée de l’Or du Rhin, la Walkirie, Siegfrid, le Crépuscule des dieux (1853-1854), Tristan et Isolde (1857-1859) et Parsifal (1877-1882).

 

Les écrivains contemporains de Victor Hugo

Xavier de Maistre 1763-1852 ; Voyage autour de ma chambre

Mme de Staël 1766-1817 ; De l’Allemagne ; De la littérature…

Benjamin Constant 1767-1830 ; Adolphe

François René de Chateaubriand 1768-1848 ; Atala ; La vie de Rancé, René, Mémoires…

Senancour 1770-1846 ; Obermann

Charles Nodier 1780-1844 ; Trilby; La Fée aux miettes ; Le Bibliophile

Pierre Béranger 1780-1857 ; Les infidélités de Lisette

Lamennais 1782-1854 ; Sur l’indifférence en matière de religion ; l’Esclavage moderne

Stendhal 1783-1842 ; Le Rouge et le noir ; De l’Amour ; Lucien Leuwen ; La chartreuse…

Marcelline Desbordes-Valmore 1786-1859 ; Poésies Inédites, Pleurs, Pauvres fleurs

Alphonse de Lamartine 1790-1868 ; Histoire des Girondins, La Chute d’un Ange, Jocelyn

Scribe 1791-1861; L’Ours et le Pacha; Geneviève ou la Jalousie; Adrienne Lecouvreur

Victor Cousin 1792-1867; Histoire générale de la philosophie

Casimir Delavigne 1793-1843; Marino Faliero; Louis XI; La Fille du Cid; La popularité

Paul de Kock 1794-1871; Georgette; Mon voisin Raymond ; La Fille aux trois jupons

Alfred de Vigny 1797-1863; Cinq-Mars, Chatterton; Stello

Auguste Comte 1798-1857; Cours de philosophie positive, Système de politique positive

Jules Michelet 1798-1874 ; Histoire de France, Le prêtre, La femme, la famille ; Le Peuple

Honoré de Balzac 1799-1850 ; Le Père Goriot ; Illusions Perdues ; Le lys dans la vallée

Henri Monnier 1799-1877 ; Physiologie des Bourgeois ; Mémoires de Joseph Prudhomme

Frédéric Soulié 1800-1847 ; Les Mémoires du diable ; La Closerie des Genêts

Emile Littré 1801-1881 ; Dictionnaire de la langue française

Alexandre Dumas 1802-1870 ; Le comte de Monte Christo ; les Trois Mousquetaires

Prosper Mérimée 1803-1870 ; Colomba ; Carmen ; Lokis ; Les Ames au purgatoire

Léon Gozlan 1803-1866 ; Balzac en pantoufle ; La pluie et le beau temps

Sainte-Beuve 1804-1869 ; Port-Royal ; Portraits littéraires et Portraits de femmes

Eugène Sue 1804-1857 ; Les Mystères de Paris; Le Juif errant

George Sand 1804-1876 ; La mare au diable; Indiana; les Maîtres sonneurs

Jules Janin 1804-1874 ; L’Ane mort et la femme guillotinée; Histoire de la littérature

Alexis de Tocqueville 1805-1859 ; De la Démocratie en Amérique ; L’ancien régime...

Aloysius Bertrand 1807-1841 ; Gaspard de la nuit

Gérard de Nerval 1808-1855 ; Les Filles du feu ; Les Chimères ; Aurélia

Alphonse Karr 1808-1890 ; Voyage autour de mon jardin ; Fa Dièse ; Les Femmes

Barbey d’Aurevilly 1808-1889 ; Du Dandysme et de Georges Brummell ; Les diaboliques

Pétrus Borel 1809-1859 ; Madame Putiphar

Pierre Proudhon 1809-1865 ; Qu’est ce que la propriété ?

Alfred de Musset 1810-1857 ; Lorenzaccio ; Confessions d’un enfant du siècle

Jules Sandeau 1811-1883 ; Mademoiselle de la Seiglière ; Le Docteur Herbeau

Théophile Gautier 1811-1872 ; Le Roman de la Momie ; Emaux et Camées

Eugène de Méricourt 1812-1880 ; Fabrique de romans : maison Alexandre Dumas

François Ponsard 1814-1867 ; Lucrèce ; L’honneur et l’Argent ; La Bourse ; Galilée

Eugène Labiche 1815-1888 ; Un Chapeau de paille d’Italie ; le voyage de M. Perrichon

Arsène Houssaye 1815-1896 ; Une Pécheresse ; le Voyage à ma fenêtre

Gobineau 1816-1882 ; Sur l’inégalité des races ; Les pléiades ; Les Nouvelles asiatiques

Paul Féval 1817-1887 ; Le Bossu ; Les Mystères de Londres

Leconte de Lisle 1818-1894 ; Poésies barbares ; Le Parnasse contemporain

Eugène Fromentin 1820-1876 ; Dominique ; Un été au Sahara

Henri Amiel 1821-1881 ; Journal intime

Charles Baudelaire 1821-1867 ; Les Fleurs du mal ; Mon coeur mis à nu

Gustave Flaubert 1821-1880 ; Madame Bovary, L’Education sentimentale

Champfleury 1821-1889 ; Les Aventures de mademoiselle Mariette

Octave Feuillet 1821-1890 ; Le Roman d’un jeune homme pauvre

Ernest Feydeau 1821-1873 ; Fanny ; Un début à l’opéra ; Les mœurs du jour

Henri Murger 1822-1861 ; Scènes de la vie de bohème

Edmond 1822-1896 et Jules 1830-1870 de Goncourt ; Journal ; Manette Salomon

Maxime du Camp 1822-1894 ; Le Nil ; Orient et Italie ; Mémoires d’un suicidé

Ernest Renan 1823-1892 ; L’Avenir de la Science, La Vie de Jésus

Xavier de Montépin 1823-1902 ; La porteuse de pain

Alexandre Dumas, fils 1824-1895 ; La Dame au camélia ; La Femme de Claude

Hippolyte Taine 1828-1893 ; Essais de critique et d’histoire, De l’Idéal dans l’Art

Ernest Hello 1828-1885 ; Contes extraordinaires ; L’homme, la Vie, La science, L’art

Edmond About 1828-1885 ; L’homme à l’oreille cassée, Le Turco ; Les mariages de Paris

Jules Verne 1828-1905 ; Le Tour du monde en 80 jours ; 20000 lieues sous les mers

Ponson du Terrail 1829-1871 ; Rocambole ou les Drames de Paris

Fustel de Coulanges 1830-1889 ; La Cité antique ; Nouvelles recherches en Histoire

Hector Malot 1830-1907 ; Sans Famille; Le Roman de mes romans

Henri Rochefort 1831-1913 ; Les Dépravés ; L’Evadé ; Aventures de ma vie

Jules Vallès 1832-1885 ; L’Enfant ; le Bachelier ; L’Insurgé

Duranty 1833-1880 ; Le malheur d’Henriette Gérard ; La cause du beau Guillaume

Villiers de l’Isle Adam 1838-1889 ; Morgane ; Contes cruels ; L’Eve future

Alphonse Daudet 1840-1897 ; Tartarin de Tarascon ; Lettres de mon Moulin

Emile Zola 1840-1902 ; Germinal, L’Assommoir, Nana

Catulle Mendès 1841-1909 ; Les Folies amoureuses, Le Roi vierge, Le Roman d’une nuit

Charles Cros 1842-1888 ; La science de l’Amour ; Le coffret de santal

José Maria de Heredia 1842-1905 ; Les Trophées

François Coppée 1842-1908 ; Les Humbles ; Promenades et intérieurs

Stéphane Mallarmé 1842-1898 ; Hérodiade ; L’Après midi d’un faune

Paul Arène 1843-1896 ; Les Comédiens errants ; Pierrot héritier

Paul Verlaine 1844-1896 ; Les Fêtes galantes ; Sagesse ; Jadis et Naguère

Tristan Corbière 1845-1875 ; Les Amours jaunes

Léon Bloy 1846-1917 ; Le Désespéré ; La Femme pauvre

Lautréamont 1846-1870 ; Les Chants de Maldoror

Paul Alexis 1847-1901 ; Celles qu’on n’épouse pas ; Le Collage ; Le Besoin d’aimer

Georges Ohnet 1848-1918 ; Le Maître des forges ; Marthe

Joris Karl Huysmans 1848-1907 ; Là-bas ; A Rebours ; En route

Ferdinand Brunetière 1849-1906 ; L’Evolution des genres dans l’histoire de la littérature

Jean Richepin 1849-1926 ; La Chansons des gueux ; La Glu ; La fille à l’ours

Octave Mirbeau 1850-1917 ; Le jardin des supplices ; Le journal d’une femme de chambre

Pierre Loti 1850-1923 ; Aziyadé ; Le mariage de Loti ; Pêcheur d’Islande ; Au Maroc

Guy de Maupassant 1850-1893 ; Bel-Ami ; Le Horla ; Boule de Suif ; La main Gauche

Germain Nouveau 1851-1920 ; La Doctrine de l’amour ; Savoir aimer ; Valentines

Arthur Rimbaud 1854-1891 ; Les Illuminations ; Une Saison en enfer ; Poésies

3 - Victor Hugo. 1870-1885
3 - Victor Hugo. 1870-1885
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