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Compteur

  

Publié par Med Médiène

Article revu et augmenté de nouvelles illustrations. Ajout de Hacène Benaboura et Mohamed Bouzid.

Repères biographiques ajoutés le 2 novembre 2016.

Myriam Aitelhara - Belle de jour 1

Myriam Aitelhara - Belle de jour 1

Premier tableau

La peinture algérienne moderne s’est longtemps nourrie d’une pratique liée à l’art de la couleur et du signe - tapis, poterie, dinanderie, bijoux de nacre et d’argent. C’est ce qui frappe Matisse lorsqu’il découvre, en 1905, le travail des artisans du sud algérien, maîtres de la couleur franche et du dessin géométrique érigés en langage pictural. C’est là, pendant ce voyage, que Matisse comprend ce qu’est le fondement de sa peinture. Une tapisserie colorée faite de dessins primaires qui bouleverse la conception de la chose peinte en simplifiant, stylistiquement parlant, la représentation des formes.
Quand s'annoncent les premiers peintres algériens la révolution matissienne n’a pas encore porté tous ses fruits. Comme pour Picasso et l’art nègre les résistances académiques sont rudes, bien plus à Alger qu’à Paris. Au début du siècle dernier les frères Racim, Omar et Mohamed, s’adonnent d'abord à la miniature, genre considéré peu subversif. Mohamed excelle à montrer des scènes d'un passé idéalisé, puis s'arrache au rôle dans lequel veulent le confiner les ateliers d'arts indigènes. Il s'éloigne de la tradition perse et byzantine de la miniature en "algérianisant" ses sujets et rompt avec la pratique de l'anonymat en signant désormais ses œuvres. En l’absence d'un public qui aurait pu l’encourager,  sa démarche rencontre peu de succès. Racim se tourne alors vers la peinture de chevalet avec d'autres artistes dont Abdelhalim Hemche, Hacène Benaboura, Azouaou Mammeri, Miloud Boukerche, Mohamed Bouzid. Sans réussite là aussi mais la brèche est ouverte par où les futurs peintres algériens s'affirmeront en tant que tels. Une esthétique liée à la situation politique qui les marginalise s'ébauche alors, identitairement hésitante car encore très marquée par la figuration orientaliste.
Au début des années 1950, une nouvelle génération de peintres fait parler d'elle tels Abdelkader Guermaz,  Bachir Yellès, M’Hamed Issiakhem - œil de lynx, gosier d’océan - Abdellah Benanteur, Mohamed Temmam, Ali Ali-Khodja, Mohamed Khadda, Choukri Mesli alors qu'en littérature Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Mohamed Dib, Malek Haddad, Kateb Yacine sont publiés. Une remarque en passant : l'antagonisme qui oppose dans l'écriture Arabophones et Francophones n'existe pas en peinture. Au contraire. Et cette complémentarité, pour ne pas dire complicité, confère à la peinture algérienne l'une de ses singulières  qualités.
Ces peintres témoignent d’une réalité sociale, la leur, dominée par l'injustice. Ils réagissent contre l'image folklorique d'eux-mêmes diffusée par la peinture orientaliste, et s'emploient à rétablir leur véritable visage. Leurs œuvres s'inscrivent aussi bien dans le registre de la figuration que dans celui de la représentation déconstruite comme chez Khadda qui intègre dans ses compositions des lettres stylisées de l'alphabet arabe et berbère utilisées, non comme élément linguistique, mais comme objet plastique. La calligraphie, l’une des pratiques heureuses de l'art, fait ainsi retour dans l'élaboration de l'œuvre peinte - mais sans sa dimension signifiante. L'univers chromatique de Khadda est dominé par les bruns : brun de la terre, brun des incendies éteints, brun des peaux, brun des végétations sèches, brun des ombres. Dans la même lignée, ce travail sur la lettre vidée de son sens littéral, s'observe chez Rachid Koraïchi ou Mehjoub Ben Bella, qui bénéficient aujourd’hui d’une reconnaissance internationale. Quant à Issiakhem, peintre de la figuration subjective, torturée, il dévoile dans ses toiles, en jouant sur les ocres et les bleus, toute la gamme des bleus, la souffrance et la violence qui caractérise selon lui la vie des femmes d’Algérie. Le peintre brosse leur portrait en insistant particulièrement sur le regard, celui qui n'est jamais vu et jamais dit. Ce regard de silence douloureux que l’on peut observer dans le travail du photographe Marc Garanger. La place occupée par Issiakhem dans le Panthéon de la peinture algérienne tient, au delà de son génie, à sa vie de manchot aux colères redoutées dans les bars d’Alger et d’Oran où il allait étancher ses soifs de « gosier d’océan. » Son influence, l’homme et l’artiste, a marqué toute une génération de jeunes peintres.
Ces peintres, tout en empruntant au fonds pictural occidental ses procédés techniques, puisent dans le substrat culturel qui les a nourris et façonnés des motifs qui les rattachent à leur histoire. Ils réalisent de la sorte la synthèse entre les techniques modernes de l'activité plastique et leur univers marqué par la présence du signe et du symbole, de la couleur et de la forme.
Un destin exceptionnel bouleverse la vie d’une jeune femme, Baya, qui la met précocement en contact avec de grands artistes parisiens grâce à Aimé Maeght. Avec l’aide de son mentor qui lui présente André Breton, elle expose dans une galerie parisienne ses œuvres dont la facture naïve, très « art brut », plaît aux surréalistes. C'est à cette occasion que Picasso, intéressé par l’originalité de Baya, la prend un moment sous son aile. Elle poursuivra jusqu’à sa mort en 1998 à Blida, sa ville natale, une œuvre plastique singulière, mais répétitive, où transparaît, à la fin de sa vie, malgré l'éclat de ses couleurs, l’horreur qui  endeuillait son pays dans les années 1990.
Après les années 1960, dans le souffle d’une liberté assez vite prise en otage, les peintres accèdent aux cimaises des musées hérités de la période coloniale. Des expositions sont organisées qui montrent à un public de constitution récente les œuvres d'artistes qu'il ne connaissait pas.
L'école Nationale des Beaux Arts d’Alger ouvre des annexes dans les grandes villes d'Algérie. La villa Abdel-Tif, sorte de villa Médicis imaginée par Jean Alézard au début du siècle dernier, reçoit en résidence des peintres nationaux ou internationaux.
Un débat d'idées agite à cette époque les hommes de culture. Le monde des marges fait entendre sa voix et pose tout ensemble aux peintres et aux écrivains la question de la fonction de l'art. Des associations qui regroupent des peintres de même sensibilité se constituent. La principale, l'Union Nationale des Arts Plastiques (l'U.N.A.P.) fondée au lendemain de l’indépendance par les artistes « historiques » est rapidement récupérée par le pouvoir. Elle bénéficie des facilités offertes par l’Etat, et devient naturellement le vivier de la peinture officielle. Les voyages, les bourses à l'étranger, les commandes publiques sont d'abord distribuées à ses membres. En contrepartie de ces avantages les artistes devaient glorifier, avant toute chose, la guerre de libération et au delà, le Système. Ils avaient pour tâche aussi d'embellir un passé réduit à l’ère arabo-musulmane, effaçant de ce fait une partie de la mémoire du pays, faisant paradoxalement sienne la vision de l'Histoire imposée par la colonisation. Cet art de parti-pris, inspiré du réalisme socialiste, appauvrit la veine créatrice des peintres qui y adhèrent. Ceux-ci, dont Farés Boukhatem, le plus connu d'entre eux, se sont laissés convaincre, par naïveté ou par opportunisme, par cette conception de l'art qu'ils qualifient curieusement d'avant-gardiste.
La transformation de la société algérienne attendue par la mise en place des révolutions agraire et culturelle fascine de nombreux artistes, dont les sculpteurs. Des œuvres de circonstance, souvent médiocres, sont conçues sur le lieu même du déroulement des plus emblématiques de ces révolutions. L’UNAP, dès lors, se vide progressivement de ses adhérents les plus marquants qui reprennent leur liberté de créer. D'autres peintres, plus récalcitrants aux mots d'ordres politiques, opèrent une incursion dans le domaine magique du signe et du tatouage, exhumant de l'oubli les racines lointaines d’un peuple aux ancrages et aux croyances multiples. Ce groupe, désigné par le terme Aouchem (tatouages), est mené principalement par Mesli, Denis Martinez et Hamid Tibouchi. Il fouille au plus profond de l'imaginaire populaire et offre à un public, parfois dérouté, des pistes neuves pour renouer avec la mémoire première. La peinture de Mesli occupe dans ce groupe le versant païen des origines, quand la langue se parlait en tifinagh. La Méditerranée et ses mythologies habitent ses scènes où le bonheur de vivre fait vibrer, dans une fête éternelle, le corps couleur d’ambre des femmes aux hanches de danseuses. Peintre de la joie de vivre, de la sensualité partagée, de l’utopie heureuse, Mesli nous parle dans ses grands tableaux d’un monde qui a été et qui n’est plus, le monde de l’innocence perdue.
Beaucoup de ces peintres enseignent à des étudiants de plus en plus nombreux à l'E.N.B.A., où leur influence est grande. A côté de ces peintres en herbe qui suivent les cours de l'E.N.B.A. ou ceux des grandes écoles d'art de Paris, Florence, Moscou, Bruxelles, La Havane ou Madrid, se développe un art autodidacte d'une grande puissance dont l’une des figures est représentée par Djamel Bellakh, l’exilé de Aïn Touta. Cet artiste propose dans son œuvre une vision désespérante du monde où le rêche, le coupant, le pesant dominent dans des tonalités sombres. Matiériste et physique, travaillant de ses mains autant qu’avec l’outil de l’ouvrier, Bellakh donne souvent l'impression de sculpter ses toiles qui invitent au toucher. Il construit depuis plus de 30 ans une œuvre sombre, fermée à l'espérance, qu'aucune actualité n'a contredite. Peintre littéraire, les passerelles qu'il tend entre son mode d'expression et l’écriture sont nombreuses et fécondes : elles permettent cette circulation de sens si nécessaire à l'art que Baudelaire énonce dans ce vers de Correspondances : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. »
L'homme "revu" par Bellakh est décrit sans complaisance, ses impuissances sont dites comme sont parfois indiquées les voies qui lui permettraient de le sauver. Mais là encore, en voyant lucide, il avoue son scepticisme. Le bonheur n'est pas à l'ordre du jour, nous rappelle-t-il d'œuvre en œuvre.
Parmi les sculpteurs je nommerai Mohamed Boukerche, Demagh et Bouhadjaj. Je retiens, ce n'est qu'un exemple, Bouhadjaj. Après plusieurs voyages en Europe, il retourne en Algérie où il décide de se consacrer à la mise en "formes", au milieu d’une fantastique forêt minéralisée, du monde préhistorique dessiné sur les parois des grottes du Tassili.  A partir d'une armature de fer et d'un ciment fait de sable, de terre rouge, de sciure et de colle, Bouhadjaj façonne une population composée de femmes et d'hommes qui évoquent les personnages de Giacometti. Tout un peuple à demi nu, que le sculpteur réinvente, fait surface dans une quotidienneté mêlant les scènes de guerre, de chasse, de danse ou de cueillette.
Les miniaturistes, si peu enclins à déroger aux règles strictes de leur art, introduisent dans leurs œuvres les paysages et les scènes de la vie paysanne. Un romantisme social proche de la pensée hugolienne parcourt une frange importante de la production picturale des années 1980.
Au fil du temps les espaces culturels se multiplient pour accueillir, comme autant de lieux de consécration, des expositions et des performances. Galeries, centres culturels étrangers, maisons et palais de la culture, bibliothèques, librairies, nouveaux musées contribuent à familiariser le public des grandes villes à la peinture suscitant l'émergence de collectionneurs d'art. A défaut de revues spécialisées, la presse généraliste se fait l'écho périodiquement de la tenue des salons, festivals et biennales à l'issue desquels des prix sont décernés.
Une nouvelle esthétique soutenue par un langage libéré des pesanteurs idéologiques s'impose par ses audaces : détournement du signe religieux à des fins profanes, utilisation de matériaux à usage commun, contestation des normes académiques, retour au mythe de l’Ancêtre reconnu comme le plus authentique des maîtres. « Tout démolir pour mieux repartir », tel est le mot d’ordre de cette nouvelle génération de peintres en perpétuelle rébellion. Ce langage éveille l’intérêt de certains amateurs éclairés en manque de repères. Faisant fi de toutes les censures, ce langage parle, pour reprendre Issiakhem, "des gueux et des éclopés", ces oubliés de la terre algérienne.
Un dialogue plein de tumulte et de passion s'instaure alors entre les praticiens de l'art, la critique d’Etat et les partisans ou adversaires d'un art toujours remis en question. Ces débats, non exempts parfois de cruelles querelles d’égo, impulsent une dynamique qui devait réduire l'incompréhension qui parasite souvent le rapport difficile qu’entretiennent l'art et la société.

 

Deuxième tableau

 

Je disais : qui devait... En effet un coup d'arrêt à ce mouvement complètement inédit en Algérie a été donné par l'intrusion dans le champ politique, culturel et social de l'idéologie intégriste, inculte, iconoclaste et violemment barbare. Dès le début des années 90, une sorte de gel des idées paralyse tous les secteurs de la pensée. Des autodafés, ici et là, brûlent les œuvres jugées blasphématoires. En 1997 le massacre des villageois d’une bourgade est révélé par un journaliste, Hocine Zaouara, qui signe une photo déchirante baptisée, dès sa publication, La Madone de Bentahla. Reprise par les journaux du monde entier, elle est considérée aujourd’hui comme le Guernica de la seconde guerre d’Algérie.
Après l'assassinat d'Ahmed Asselah, directeur de l'E.N.B.A., et de son fils, étudiant dans cette école, après la fermeture des principales galeries, des centres culturels, des maisons de la culture, après l'avènement de la terreur, l'exil ou la mise sous silence des peintres, des écrivains, des enseignants et des journalistes commence.
Les peintres de cette période forment la plupart des artistes aujourd'hui actifs : Fatiha Bisker, Nourredine Belhachemi, Otmane Mersali, Abdelkader Belkorisset,  Aziz Zodmi, Afif Cherfaoui, Arezki Larbi, Rachid Nacib, Karim Sergoua, Abdelouahab Mokrani - qui a rejoint, une nuit de décembre, les oiseaux noirs de Van Gogh -, Kamel Yahiaoui, Nadia Spahis, Myriam Aitelhara, Ali Dilem (qui a choisi la caricature où il excelle), Mourad Messoubeur, Nourredine Benhamed, Faiza Maghni, Farid Daz auxquels j’ajouterai les chercheurs d’art du groupe de Maghnia parmi lesquels excelle Abdelkader Arzazi.. La production de ces peintres se révèle, peut être à leur insu, témoignage des tensions qui fracturent leur univers intérieur. Elle marque l'angoisse et le trouble, leur mal du siècle : ces couleurs lourdes, sourdes, parfois cette lumière blanche des rêves qui virent au cauchemar, ces formes inachevées (plutôt en phase de dissolution) ou éclatées, paraissent s'imposer aux artistes - et non choisies par eux - comme le prolongement d’une blessure collée à leur existence. Le monde qu'ils inventent observe le monde agité qui arrive, et dans lequel ils sentent bien que leur place n’est pas assurée. Pourtant l’instinct de survie les pousse, pour demeurer dans l’univers pictural, à trouver d’autres raisons de faire, d’autres supports d’expression, d’autres sources d’inspiration. Ces artistes, délaissant la voie usée de la peinture de chevalet, introduisent dans leur pratique des éléments empruntés à la sphère des médias modernes. Vidéos, photos, affiches, pages imprimées, performances, installations, « street art » constituent désormais l’arsenal offensif de ceux qui préfèrent aujourd’hui se considérer plus plasticiens que peintres. Comme s’ils élargissaient leur domaine d’activité.
Avec l’ajustement de leur passé à la vérité historique et la réappropriation de la diversité de leur patrimoine, de nouveaux champs d’activité s’ouvrent qui transforment leur démarche artistique : le photo-montage, le phototype, le découpage, le collage, la couture, le détournement d’images. Cette évolution est majeure dans l’art contemporain algérien : elle indique la coupure du lien de ce qu’il faut bien appeler la culture restreinte des décideurs avec la manière d’opérer de ce monde neuf qu’ils veulent contribuer à refaçonner. Sous nos yeux, nous assistons à un jeu de miroir, mais un jeu décalé, car l'œuvre en peinture, plus que dans les autres arts, ne cache pas les étapes de son élaboration - ses accrocs, ses hésitations, ses dérapages, ses trouvailles, ses absences - en nous impliquant, nous les regardeurs. Il faut cependant dire que de nombreux peintres demeurent attachés aux normes classiques  de leur art, qu’il soit figuratif, impressionniste ou abstrait. Voyons.
Chez Belhachemi, l’œil se surprend à chercher sur la surface de la toile, le large trait prévisible. Il ne rencontre que des bribes de gestes. Des morceaux de couleurs. Des pauses inattendues. Face à cette apparente rétention de l'ampleur, on pourrait craindre un silence, une œuvre muette : on rencontre l'aventure. Cet espace ouvert à toutes les sensations qu’est un tableau, offre ici, par ses infinies touches chromatiques, la gamme d’une partition ou peinture et musique se répondent (Baudelaire encore.) Ce à quoi tend Belhachemi, depuis son entrée en peinture, c’est la réalisation du tableau qui reposerait sur la seule musicalité des tons – celle de sa palette et celle du chant. Toute son œuvre témoigne de  cette quête incessante que j’appellerai le syndrome de Frenhofer, le peintre fou d'absolu du Chef-d’œuvre inconnu de Balzac.
Kamel Yahiaoui, l’une des forces de sa génération, se fait peintre/tisserand dans sa série intitulée Tapis. Pour ce faire, il procède dans son atelier à l’insolite juxtaposition de figures peintes plaquées sur un tapis rectangulaire qui les « encadrent. » Il poursuit, dans les Enfants soldats, sa recherche de la mémoire des choses. Le peintre, se jouant des codes qui définissent le tableau de convention, n’hésite pas à se servir d’objets parfois incongrus pour les convertir en supports à sa peinture. Ainsi de la toile de jute qui sert à confectionner les sacs pour le transport du café. Rugueuse dans son toucher, brute dans sa nature, la toile comme un linceul s'accorde doulouresement bien à la mortelle déraison des enfants fous. Le travail de Yahiaoui, sans phrases, rend compte de ces Afriques perdues. Il l’accomplit loin des regards, dans une solitude voulue, refléchie, en souvenir de son ami disparu, Abdelhouab Mokrani, le peintre nervalien des brumes obscures.
Mourad Messoubeur, pour sa part, crucifie des ombres masquées aux contours familiers. Ces croix offertes en expiation d’on ne sait quelle faute occupent tout le regard parce qu'elles occupent tout l'espace de la vie qu'elles abandonnent. Dans l’œuvre de Farid Daz tout le poids d’un ciel de plomb semble peser sur ses personnages massifs qu’un bleu brouillé transforme en silhouette au corps vaincu.
Plus figurative et lisible, la peinture de Otmane Mersali s’intéresse « aux bourgs et faubourgs » des villes. Ses derniers tableaux mettent en scène des ruelles de la Casbah d’Alger parcourues de femmes au voile blanc, d’hommes enturbannés, de yaouleds d’un autre temps représentés avec une précision quasi photographique. Cet effet de réel, qui peut sembler une facilité technique, se dissipe cependant très vite : lorsque l’œil se heurte aux murs des échoppes et des maisons qui forment le fond du tableau. Mersali traite cette partie en artisan inspiré par les maitres de la mosaïque. Pour établir cet arrière plan de pierres, de poutres et de chaux, il recompose l’architecture initiale pour la revêtir d’une muraille néo-impressionniste aux teintes tremblées - comme si on la voyait à travers la brume de chaleur qui brouille les lignes et les masses au plus intense des étés d’Afrique. L’artiste rend compte dans ce travail singulier du décalage provoqué par la confrontation de la modernité et de la tradition, du réalisme et de sa négation, de l’avant et du maintenant.
Faïza Maghni présente dans son œuvre une galerie de portraits féminins décoratifs, exécutés avec l’extrême délicatesse d’un Klimt auquel son dessin fait penser. Le corps longiligne des modèles saisis dans des postures d’une élégance affectée - longs doigts effilés, finesse des attaches, seins menus haut placés, cambrure délicieusement exagérée du torse - renvoie de façon explicite aux belles Italiennes des maniéristes de la Renaissance. On peut déceler aussi, mais souterrainement, dans ce peuple de femmes portraiturées des citations d’Ingres – certains visages comme celui de son épouse Madeleine dans le Bain turc –, de Marie Laurencin et, mais d’une manière plus stylisée, de Baya dont l’artiste se réclame.
A l’autre bout de la scène picturale, Nadia Spahis, l’éclat fait femme, s’inscrit corps et flamme à la racine du geste créatif. On comprend, à voir son travail, qu’elle sait que l’art est désir et que la peinture en est sa réalisation. Ses récentes toiles disent sans fausse pudeur le jouir des amours de hasard qu’elle traduit en giclures perlées, en pulsations jaillissantes, en pointes de givre durci, en bouches larges, le tout cerné d’une lumière de néon. Fille d’un pays solaire, l’artiste subtilise ses valeurs tonales en les détournant de leur environnement naturel. Elle se souvient des éclatants midis d’été qui exacerbent les sens et écrasent, alentour, toute nuance chromatique. Sa main s’en souvient également, elle qui retrouve devant la toile vierge la précision du scalpel incisant à vif un réel submergé par l’univers de la pornographie marchandisée. Réel connecté, informatisé, érotisé, sadifié, que multiplient les images de corps à moitié nus projetées sur les murs des villes, dans les magazines, sur les écrans. Peintre refuznik, plasticienne de la provocation, Nadia Spahis rejoint, par ses obsessions esthétiques et sa détestation du vulgaire, la lignée des artistes hantés qui jamais ne s’arrêtent.
Dans la même veine exploratrice - et comme son alter ego Karim Sergoua qui emprunte les différentes pistes offertes par l’art moderne - Rachid Nacib entreprend un travail de destruction/reconstitution sur des images déjà existantes : photos, cartes postales, affiches. Le support sur lequel il agit provient aussi bien d’emprunts au corpus universel que de tirages qui lui appartiennent. A l’aide de produits chimiques il asperge ou plonge dans un bain d’acide l’objet imprimé à qui il veut redonner vie. L’encre d’impression diluée, qui se mêle à d’autres substances, efface la représentation initiale en donnant naissance à des effets graphiques aux formes imprévisibles. La photo annulée par les attaques de l’acide met au jour ce que l’artiste nomme le phototype, ce mot valise forgé en couplant les termes photo et monotype. Nacib n’a pas pour autant délaissé la peinture ni la photo qu’il pratique toujours avec ce talent conscienceux qui lui est reconnu.

 

Clôture provisoire
 

A un clic des capitales du monde – New York, Berlin, Londres - où l’art est en constant mouvement, les artistes d’Algérie peuvent constater que leur travail participe du même principe créatif  qui remet en question la notion de la chose artistique. Des rives de la Méditerranée ou de France, où certains se sont installés, ils renouvèlent par le contact ou le frottement avec d’autres pratiques   - appelons cela l’interpicturalité -  un art multiforme où se mêlent talents avérés et savoirs technologiques. L’image numérique et le Net leur procurent des ressources inédites dont ne bénéficiaient pas leurs aînés.
La peinture figurative ou semi figurative n’est pas en reste, elle profite également des médias modernes pour aller à la rencontre d’amateurs séduits par une esthétique qui résiste au diktat de la mode.
L’art évolue avec son époque (et inversement), c’est un poncif, certes, mais qu’il est bon de rappeler. Il est temps que des revues d’art subventionnées par des mécènes - ou tout autre source de financement - soient éditées et diffusées le plus largement possible. Il est temps également que des expositions, préparées par des personnes dont c’est le métier, portent au regard des villes où s’organise le marché international de l’art, la formidable production des peintres d’Algérie.

Terminant ce propos je dois reconnaître que, dans la liste des peintres ici évoqués, de nombreux noms n’y figurent pas. Je voudrais dire que cet aperçu n’est pas figé, qu’il reste ouvert et qu’il se complètera par la force des choses. Il suffit que les artistes se signalent.
La biographie et les œuvres qui illustrent cet article peuvent être consultées sur le site de leurs auteurs.

Enfin, pour dire un mot sur moi, l'auteur de de ce texte, je ne suis ni un artiste, ni un critique, ni un historien de l'art. Je suis un regardeur.

 

Peintres

Nasserdine DINET, Azouaou MAMMERI, Hacène Benaboura, Abdelhalim HEMCHE, Mohamed RACIM, Miloud BOUKERCHE, Mohamed BOUZID, M'hamed ISSIAKHEM, Mohamed TEMAM, Abdellah BENANTEUR, Abdelkader GUERMAZ, Ali ALI-KHODJA, Mohamed AKSOUH, SAMSON, Mohamed LOUAUIL, Mohamed KHADDA, Bachir YELLES, Choukri MESLI, Rezki ZERARTI, Salah HIOUN, BAYA, Rachid KORAICHI, Mahjoub BEN BELLA, Denis MARTINEZ, Moussa BOURDINE, Hellal ZOUBIR, Hamid TIBOUCHI, Fatiha BISKER, Mustapha NEDJAL, Djamel BELLAKH, Bettina AYECH, Abdelaziz ZODMI, Afif CHERFAOUI, Abdelouahab MOKRANI, Mohamed OULHACI, Malik BENCHIKH, Nourredine BELHACHEMI, Velentina GHANEM-PAVLOVSKAYA, Aek FEHRAOUI, Otmane MERSALI, Abdelkader BELKHORISSET, Rachid NACIB, Karim SERGOUA, Nadia SPAHIS, Kamel YAHIAOUI, Myriam AITELHARA, Abdelkader ARZAZI, Mourad MESSOUBEUR, Saïd CHENDER, Nourredine Benhamed, Zoheir BOUKERCHE, Farid DAZ, Faïza MAGHNI.

 

Nasserdine DINET, 1861-1929

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Danseuse sous les étoiles,  h/t, 1898

Danseuse sous les étoiles, h/t, 1898

Azouaou MAMMERI, 1890-1954

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Village de Kabylie, huile sur toile

Village de Kabylie, huile sur toile

Hacène BANABOURA, 1898-1960

Hacène Benaboura avec l'éditeur Edmond Charlot lors du vernissage de son expo à Alger en 1958 (bas de la photo, avec sa cigatette)

Hacène Benaboura avec l'éditeur Edmond Charlot lors du vernissage de son expo à Alger en 1958 (bas de la photo, avec sa cigatette)

Scène de rue, Casbah d'Alger - Huile sur toile. 1950

Scène de rue, Casbah d'Alger - Huile sur toile. 1950

Abdelhalim HEMCHE, 1908-1978

Reflets d'Alger, le marché, huile sur toile

Reflets d'Alger, le marché, huile sur toile

Mohamed RACIM, 1896-1975

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Femmes à la cascade - miniature enluminée 29x23cm

Femmes à la cascade - miniature enluminée 29x23cm

Miloud BOUKERCHE, 1908-1978

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Le marché aux chèvres, huile sur toile

Le marché aux chèvres, huile sur toile

Mohamed Bouzid, 1929-2014

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Le mouton rétif, huile sur toile

Le mouton rétif, huile sur toile

M'hamed ISSIAKHEM, 1928-1985

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Les yeux de Guiliana (Aurès), h/t 101X81cm, 1982

Les yeux de Guiliana (Aurès), h/t 101X81cm, 1982

Mohamed TEMMAM, 1915-1988

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Miniature, sans titre

Miniature, sans titre

Abdellah BENANTEUR, né en 1931

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Mediterranéens, huile sur toile 130X162, 1992

Mediterranéens, huile sur toile 130X162, 1992

Abdelkader GUERMAZ, 1919-1996

Peintres algériens - Aperçu sélectif
La porte noire - huile sur bois, 55x42cm 1988

La porte noire - huile sur bois, 55x42cm 1988

Ali ALI-KHODJA 1923-2010

Peintres algériens - Aperçu sélectif
La mouche, aquarelle sur papier 2008

La mouche, aquarelle sur papier 2008

Mohamed AKSOUH, né en 1934

Mohamed Aksouh en 2014

Mohamed Aksouh en 2014

Champ d'oliviers, huile sur toile 130X146cm 2002

Champ d'oliviers, huile sur toile 130X146cm 2002

Ismail SAMSON, 1934-1988

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Repos de la guerrière, huile sur toile

Repos de la guerrière, huile sur toile

Mohamed LOUAIL, 1930-2011

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Femme au bain, huile sur isorel, 61x47 1991

Femme au bain, huile sur isorel, 61x47 1991

Mohamed KHADDA, 1930-1991

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Aux sources du sel, aquarelle 36X26cm, Alger 1974

Aux sources du sel, aquarelle 36X26cm, Alger 1974

Bachir YELLES, né en 1921

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Buste de femme, huile sur toile

Buste de femme, huile sur toile

Choukri MESLI, né en 1931

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Les danseuses, huile sur toile

Les danseuses, huile sur toile

Rezki ZERARTI, né en 1938

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Respecter la femme, h/t 46x61 cm. 2008

Respecter la femme, h/t 46x61 cm. 2008

Salah HIOUN, né en 1936

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre, huile sur toile. 2009

Sans titre, huile sur toile. 2009

BAYA, 1931-1998

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Femme au sourire - gouache sur papier, 100x75cm 1993

Femme au sourire - gouache sur papier, 100x75cm 1993

Rachid KORAICHI, né en 1947

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Lithographie signée et numérotée au crayon papier, 61x39cm 2009

Lithographie signée et numérotée au crayon papier, 61x39cm 2009

Mahjoub BEN BELLA, né en 1946

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Crocodiles verts, h/toile 100x100cm 2013

Crocodiles verts, h/toile 100x100cm 2013

Denis MARTINEZ, né en 1941

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Saha Aïkoum, acrylique sur toile, 2016

Saha Aïkoum, acrylique sur toile, 2016

Moussa BOURDINE, né en 1946

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Rencontre, h/t, 2013

Rencontre, h/t, 2013

Fatiha BISKER, née en 1947

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Paysage imaginaire, h/t 2014

Paysage imaginaire, h/t 2014

Mustapha NEDJAI, né en 1957

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Ces chiens... Technique mixte, 140X140 cm. 2014

Ces chiens... Technique mixte, 140X140 cm. 2014

Hellal ZOUBIR, né en 1954

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Remiti - acrylique sur toile 65x81cm 1989

Remiti - acrylique sur toile 65x81cm 1989

Hamid TIBOUCHI, né en 1951

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Traité de navigation - pigments, encre et collage papier

Traité de navigation - pigments, encre et collage papier

Djamel BELLAKH, né en 1948

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre - Huile sur toile, 90X90cm, 1994

Sans titre - Huile sur toile, 90X90cm, 1994

Bettina AYECH, née en 1937

Peintres algériens - Aperçu sélectif
L'oasis de Thouda, aquarelle 1981

L'oasis de Thouda, aquarelle 1981

Abdelaziz ZODMI, né en 1948

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Couleurs de la ville, h/t

Couleurs de la ville, h/t

Affif CHERFAOUI, né en 1948

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sur la route de Boutlélis, gouache 47x63 cm. 2014

Sur la route de Boutlélis, gouache 47x63 cm. 2014

Abdelouahab MOKRANI, 1956-2014

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre, encre et gouache sur papier, 29,7X21cm 1992

Sans titre, encre et gouache sur papier, 29,7X21cm 1992

Mohamed OULHACI, né en 1943

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre h/t

Sans titre h/t

Malik BENCHIKH, né en 1949

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Destruction, Acrylique sur toile, 100x90cm

Destruction, Acrylique sur toile, 100x90cm

Nourredine BELHACHEMI, né en 1954

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Suite musicale, 2016

Suite musicale, 2016

Valentina GHANEM-PAVLOVSKAYA

Vit et travaille à Alger depuis 1981

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Poésie Touarègue, h/toile 46X54 1998

Poésie Touarègue, h/toile 46X54 1998

Aek FEHRAOUI

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Hassiba - H/toile 65X50cm

Hassiba - H/toile 65X50cm

Othmane MERSALI, né en 1952

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Bab El Hamra à Oran, h/toile 2015

Bab El Hamra à Oran, h/toile 2015

Abdelkader Benkhorisset, né en 1963

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Souk à  Tlemcen - Technique mixte, 2006

Souk à Tlemcen - Technique mixte, 2006

Rachid NACIB, né en 1963

Peintres algériens - Aperçu sélectif
L'apprentie sorcière, acrylique et pastel gris sur papier, 21X30cm 2016

L'apprentie sorcière, acrylique et pastel gris sur papier, 21X30cm 2016

Karim SERGOUA, né en 1960

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre

Sans titre

Nadia SPAHIS, née en 1956

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Dérive- -Peinture sur toile, perles+tissu et collage 150X150cm 2009

Dérive- -Peinture sur toile, perles+tissu et collage 150X150cm 2009

Kamel YAHIAOUI, né en 1966

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Tapis II Technique mixte  106X67 2015

Tapis II Technique mixte 106X67 2015

Myriam AITELHARA, née en 1967

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Belle de jour II

Belle de jour II

Abdelkader ARZAZI, né en 1951

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Paysage à M'sirda, technique mixte 40x20 cm 2010

Paysage à M'sirda, technique mixte 40x20 cm 2010

Saïd CHENDER, né en 1963

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Maternité, technique mixte, 50x78 cm, 2013

Maternité, technique mixte, 50x78 cm, 2013

Nourredine BENHAMED, né en 1984

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Porte - acrylique sur carton - 2014

Porte - acrylique sur carton - 2014

Zoheir BOUKERCHE, né en 1965

Louhate 1 - Juan, Technique mixte sur carton durci, 55x39 cm, 1993

Louhate 1 - Juan, Technique mixte sur carton durci, 55x39 cm, 1993

Farid DAZ, né en 1967

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Signes1 - acrylique/toile 2008

Signes1 - acrylique/toile 2008

Faïza MAGHNI, née en 1964

Peintres algériens - Aperçu sélectif
Sans titre

Sans titre

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Arzazi 04/11/2016 11:08

J'aime bien la photo de hacene benaboura,c'est une œuvre.

med médiène 04/11/2016 11:52

Bonjour Kader,
J'ai besoin de ta date de naissance pour compléter les repères biographiques de l'article "Peintres... " du blog.
Amitiés

covix 18/10/2016 14:28

Des artistes qui méritent d'être connus,
Bonne journée
@mitié

med médiène 04/11/2016 14:44

Merci à eux.
Amitiés

arzazi 17/12/2015 09:03

Merci a MEDIENE MOHAMED pour l'intéret qu'il porte a la peinture et a la litérature.Je suis fier d'un grand MSIRDI.

med médiène 17/12/2015 11:39

Pour me remercier, continuez à peindre. Voila la vraie réponse

covix 05/12/2015 18:54

Bonsoir,
Une belle suite, c'est un plaisir de les revoies.
Bonne soirée
@ plus

med médiène 05/12/2015 20:53

Oui, je crois qu'il y a de très belles choses dans cette peinture.
Ca me plait que cela vous plaise.
Amités

Aissa Baghli 29/10/2015 01:00

évidemment comme d'habitude, que vos amis sur la liste d'artistes. C'est la médiocrité qui émerge dans ce bled.

Paulo Gonçalves 15/11/2015 22:16

Je suis en Portugais ici en Álgérie, et je remarque que vous avez des excelentes artistes. Mês felicitations!

Ould hocine Farida. 12/10/2015 21:51

Respects...vous nous avez honorez et vous nous honorez.le présent et le futur...un grand merci..a vous tous.l'Algérie en est fière

med médiène 12/10/2015 23:03

Merci, c'est trop d'honneur. Il ne s'agit que d'une modeste contribution pour faire connaitre le travail de nos artistes.

covix 10/10/2015 12:11

Bonjour,
Une belle découverte, très riche en émotion et les enfants soldats, je pense dénoncé, c'est une vision terrifiante!. Sacrifier l'innocence.
Bonne journée
@ plus

med médiène 15/11/2015 23:12

Merci

Paulo Gonçalves 15/11/2015 22:17

Mês felicitations pour tous les artistes!

elmestari 23/08/2015 13:00

bjr cher monsieur
je me presente ; je suis un jeune algerien
un artiste peintre
j'ais besoin d'un petiot d'aide pour que je me puisse etre un un artiste comme tout les artiste du monde entier
s'il vous plais aidez moi
si vous vouliez voir mes dessins alors j'ais un compte en fgacebook; elmestariahmed/facebook.com
et voiçi mon adresse; elmestari ahmed
03rue lakhdar zitouni
sidi ali boussidi
sidi bel abbes
algerie (22350)
et voiçi mon numéro de telephone; +213772428767

Mamie 18/04/2015 11:37

Superbe !

Last Night in Orient 08/01/2012 02:28

très beau travail sur l'histoire de la peinture algérienne, ...qui mérite d'être connue et reconnue...

marc sagaert 30/11/2010 18:52


Ce dossier sur la peinture algérienne est très interessant. Une petite précision : le dernier artiste ayant séjourné à la villa Abdel-Tif n'est pas Marc Sagaert, mais mon frère le plasticien Alain
Sagaert;
Cordialement
MS


med médiène 01/12/2010 10:54



Bonjour!


Je suis d'autant plus désolé de mon erreur que j'ai eu le plaisir d'acceuillir Alain à Oran pour une expo dans ma galerie. La galerie M. En l'évoquant dans mon propos sur la peinture algérienne
je voulais lui rendre un amical hommage (il m'arrive de parler de la villa Abdel-Tif dans mes cours sur l'orientalisme).


Besançon est loin de tout. Pouvez-vous me donner des nouvelles de votre frère?


Bien cordialement,


M.Médiène


 



Fethi 01/04/2010 14:03


Très riche article,et bien détaillé!Bravo.Bonne journée


med médiène 24/12/2015 09:47

Merci, ami.
Meilleurs voeux pour l'année qui vient.

Nadir, BOUMAZA 24/12/2015 02:11

Je découvre, c'est magnifique, je ne connaissais pas ton blog comme tant de choses, dont tes écrits si nombreux, essentiels pas seulement pour connaître les générations de peintres algériens mais aussi et surtout pour ta lecture de la peinture et de l'art comme miroir spécifique de la vitalité algérienne si rudement confronté aux aléas de ce pays nommé Algérie, un ensemble d'iles, indéniablement.