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Publié par Med Médiène

Peindre l’homme, tout l’homme, tel a été le principe général de la philosophie de Balzac lorsqu’il a entrepris d’écrire La Comédie Humaine. Pour Balzac, toute passion est
mortelle : elle s’empare de l’homme et le ronge, le creuse : toute action, tout travail sont paralysés par la force destructrice du sentiment qu’une espèce de folie exacerbe.
Dans les préfaces aux œuvres qu’il a publiées, Balzac s’étonne de l’accueil hostile que les journalistes de son époque ont réservé à ses romans. Immoraux, disaient-ils. Monsieur de Balzac voit tout en noir, ses personnages sont odieux, les principes chrétiens de l’amour, de la pudeur, de l’innocence, de la charité sont absents de ses histoires. Ce n’est pas la société qu’il dépeint, mais l’enfer. L’hypocrisie, la haine, le mensonge, l’intérêt commandent cette humanité qui est loin d’être comique.
A ces critiques, Balzac répond que le romancier n’invente que le vrai et qu’il suffit de regarder autour de soi pour admettre qu’il n’exagère pas. Balzac pense à Molière qu’il transpose simplement au 19ème siècle. Molière a vécu au 18ème et l’a mis en scène. Balzac vit au 19ème et le montre dans ses romans. Mais il se défend d’en dépeindre que l’aspect maléfique ou négatif de l’homme et il rappelle que dans la préface au Père Goriot il a dressé une liste des personnages vertueux, que dit-il, il admire (Mme de Mortsauf, Derville, David Séchard, Popinot, César Birotteau etc.). il ajoute, non sans ironie, que cette liste est numériquement supérieure à la liste des personnages condamnables. Et que c’est son œuvre qui est en deçà de la réalité. Avouons, cependant, pour contredire Balzac, que ces personnages condamnables, s’ils sont moins nombreux que les vertueux, disposent dans la Comédie Humaine d’un espace beaucoup plus important que celui occupé par les autres. Et que c’est cela, peut-être, qui a agacé ses censeurs.
Ce que montre Balzac, je l’ai dit, c’est l’homme, tout l’homme. L’homme enfermé dans ses excès et dans ses passions.
Deux textes de Balzac illustrent bien cette lecture de son œuvre. Trois personnages en sont les héros, trois personnages habités par le désir de la possession matérielle, hantés par le besoin, qu’on croirait vital, de l’accumulation de la richesse, de l’or.
Nous avons d’abord Gobseck ou Les Dangers de l’inconduite (1830 avec des rajouts en 1835) et La Maison Nucingen (1836).

Gobseck est une longue nouvelle dont le héros est un usurier.
La Maison Nucingen relate l’ascension d’un petit juif alsacien qui deviendra baron de Nucingen et grand banquier, l’égal des Rothschild à qui cette nouvelle est d’ailleurs dédiée.

Gobseck
Voyons Gobseck ou Les Dangers de l’inconduite (Scènes de la vie privée). L’intrigue décrit les ravages de l’adultère d’une manière très crue (épisode de la fouille de la chambre mortuaire). Le récit est fait par le notaire Derville.
Dès les premières pages, Balzac nous brosse un portrait du personnage qui résume toute sa psychologie. Il nous démontre que sa passion de l’or est une passion raisonnée, construite, réfléchie.
Gobseck sait l’or nécessaire à la vie du grand monde et il sait comment l’obtenir.
La confession qu’il fait au notaire Derville relate les différentes étapes par lesquelles il est passé pour devenir ce roi de l’usure, ce prince de Paris, craint et respecté par le grand monde.
Cet homme qui s’était fait or était appelé par ses victimes « Papa Gobseck ». Cet homme sans femme ne croit en rien (comme Grandet) et se veut philosophe, mais « philosophe cynique ». Son seul dieu, « cette chose » comme il dit, c’est l’or. Car « l’or contient tout en germe et donne tout en réalité ». Et cet or qu’il détient fait de Gobseck le dieu des parisiens vaniteux et futiles, préoccupés de leur seul plaisir. Des comtesses, des ducs, des marquises viennent le voir, et s’humilient devant lui pour de l’argent. Et lui, dit-il « je suis là, inébranlable, comme un vengeur. J’apparais comme un remords. »
Lorsque Gobseck se déplace dans les riches demeures pour recevoir l’argent qu’on lui doit, il signe son passage en laissant sur les tapis la trace de ses souliers crottés pour faire comprendre aux riches qu’il est le maître. « Paie ton luxe, paie ton nom, paie ton bonheur, paie le monopole dont tu jouis. » Parfois, pourtant, il s’émeut quand il lui faut « pénétrer dans les plus secrets replis du cœur humain, épouser la vie des autres, et de les voir à nu.
Des spectacles toujours variés : des plaies hideuses, des chagrins mortels, des scènes d’amour, des joies de jeune homme qui mènent à l’échafaud, des rires de désespoir. »
Gobseck sait son pouvoir, il détient le moteur qui fait agir l’humanité : il possède l’or. « La vie n’est-elle pas une machine à laquelle l’argent imprime le mouvement. »
Cet or qu’il entasse, qu’il cache comme tout avare qui a besoin de connaître le montant de sa fortune, une fortune à portée de ses mains, parce qu’il lui faut la regarder, la caresser, s’en repaître comme s’il s’agissait d’une maîtresse qu’on soustrairait de la vue d’intrus ou de voleurs d’amour (cf. La Fille aux yeux d’or).
Gobseck et ses amis usuriers, ils sont une dizaine, détiennent dans leur Livre noir le secret de toutes les familles. Les membres de cette société occulte s’intéressent chacun en ce qui le concerne d’un secteur de la vie parisienne. Gobseck « a l’œil sur les fils de famille, les artistes, les gens du monde, et sur les joueurs, la partie la plus émouvante de Paris. » Il ajoute que ses informations, il les obtient de ses « clients » eux-mêmes car « les passions trompées, les vanités froissées sont bavardes. Les vices, les désappointements, les vengeances sont les meilleurs agents de police. »
Nous retrouvons, dans ces textes, le thème des sociétés secrètes (Les Treize, le Cénacle, Vautrin) que Balzac a utilisé dans la Comédie Humaine. Mais aussi celui de l’homme à femmes, du Don Juan incarné ici par Maxime de Trailles « type de la chevalerie errante de nos salons, de nos boudoirs, de nos boulevards, espèce amphibie qui tient autant de l’homme que de la femme, bon à tout et propre à rien. » dont les femmes raffolent et qu’il ruine en les manoeuvrant par la vanité, la jalousie, le plaisir.
Ce tableau serait incomplet si je ne rappelait le tic langagier de Gobseck :
« Vrai – Possible – Juste » (Cf. Grandet et Nucingen) et les prémices de la folie qui le guette – la description de Gobseck contemplant les diamants de Mme de Restaud offre le spectacle d’un vieillard/enfant envoûté (voluptueusement ?) par le scintillement des pierres précieuses au point qu’il ne s’aperçoit pas qu’il parle seul.
L’isolement dans lequel Gobseck se place annonce la fin de cet homme voué à la passion de l’or – à une idée fixe. Le délire qui s’empare de lui, alors qu’il est devenu jaune comme un citron, sonne l’heure où « il doit rendre ses derniers comptes. »
Gobseck meurt au milieu des marchandises avariées qu’il n’a pas voulu vendre mais non sans avoir légué sa fortune à Esther (la Torpille d’Illusions perdues) qui se suicidera sans savoir qu’elle se suicide millionnaire (Splendeurs et Misères des courtisanes).

Gobseck, œuvre capitale où la philosophie de l’or est exposée. Gobseck est-il un autoportrait de Balzac dans le don de voyance qui s’y trouve décrit ? Ainsi que dans la peinture des ambitions démesurées et dans la vocation de justicier dont Gobseck croit qu’il est animé.
Gobseck est « un corsaire social » (il fut mousse sur un navire). De ses voyages et de sa vie, il tire la conclusion que l’or est une quintessence qui enferme une force incommensurable. Il peut donner le pouvoir et le plaisir. Grâce à cette découverte, il décide de se faire usurier : il voit défiler devant lui tous les demandeurs de Paris, ce qui lui permet d’exercer sa faculté de pénétrer dans la conscience des gens : « Mon regard est comme
celui de Dieu, je vois dans les cœurs. »
Il peut ainsi deviner les motivations des personnages à qui il a affaire. Ainsi de Fanny Malvaut qu’il aide parce qu’il sent qu’elle est bonne et qu’elle est victime de son statut d’ouvrière.
Ainsi de la comtesse de Restaud qu’il méprise et à qui il prédit qu’elle « roulera jusqu’au fond des abîmes du vice. »
Dans les pages ajoutées en 1835, Balzac nous montre Gobseck, à la fin de sa vie, revenu à l’avarice, soumis à une passion devenue illogique.
Comme dans la vie, les personnages balzaciens ont différentes générations psychologiques.
Mme de Restaud par amour coupable, abandonne ses enfants, son mari, son père : le père Goriot.

Gobseck est une des cellules mères de La Comédie Humaine.
Jean Esther van Gobseck : économie vitale pour durer. Il donne l’exemple de Fontenelle qui a vécu de la sorte centenaire.
Sa maison et lui se ressemblent.
Si l’humanité est une religion, il faut considérer Gobseck comme athée.
Ce que l’Europe admire, l’Asie le punit.
Ce qui est un vice à Paris est une nécessité quand on passe les Açores.
Rien n’est fixe ici bas, il n’existe que des conventions qui se modifient selon les climats. L’instinct de notre conservation qu’on appelle dans les sociétés modernes l’intérêt personnel.
Gobseck est en même temps figure divine et diabolique. Il professe une morale du refus et développe une théorie de la contemplation.
Gobseck est l’homme qui sait parce qu’il a tout fait. Il observe aujourd’hui les mobiles cachés des hommes.
Son regard est celui de Dieu, c'est-à-dire celui de l’écrivain. Il voit dans les cœurs. Don de voir, don de faire, grâce à l’or – qu’il donne ou non.
Il incarne la providence, souveraine et lucide, qui est mieux que le destin, le fatum aveugle. Parce qu’il a le vouloir et le pouvoir, il veut le savoir.
Gobseck est celui qui ressemble le plus à Balzac, le romancier.
Gobseck n’est pas seulement avare, il n’est pas simplement celui qui amasse, il est curieux du « comment ça marche », de l’intelligence, qui jamais ne se lasse de saisir et d’ordonner.

Gobseck est le premier roman balzacien : il est question de lettres de change, de revenus, de papiers timbrés : il présente une étonnante brutalité. L’histoire des familles, c’est l’histoire des fortunes.
La confidente est remplacée par l’avoué ; le scélérat n’a ni poison ni dague, mais une belle tournure ; le protecteur est un homme d’affaires muni d’un fidéicommis.
On tue avec une signature.
La boite de Pandore, c’est le code civil.
Balzac éprouve manifestement de la sympathie pour Gobseck, non comme impitoyable justicier mais comme artiste.
Du point de vue de l’intrigue, Gobseck nous éclaire sur certaines zones d’ombre du Père Goriot. On comprend par exemple pourquoi Anastasie de Restaud ne se rend pas au chevet de son père mourant : elle est en train de disputer à son mari l’héritage de ses enfants.
L’abattement de Mme de Restaud quand elle comprend que Maxime de Trailles, son amant, ne peut pas lui apporter le bonheur.
Le comte : « Ses yeux, où la vie semblait s’être réfugiée, avait quelque chose d’horrible, que rehaussait encore la longueur extraordinaire de ses cheveux qu’il n’avait jamais voulu laisser couper, et qui descendaient en longues mèches plate le long de ses joues. Il ressemblait aux fanatiques habitants du désert. »

La Maison Nucingen (1837)
Ce petit roman qui devait s’appeler La Haute banque ou La Maison Nucingen et compagnie, a été écrit et publié fin 1837.
La Maison Nucingen fait pendant à César Birotteau (1837), roman de l’honnêteté dupée, de la probité d’un petit commerçant qui fait faillite. « Ces deux histoires sont nées jumelles » confie Balzac.
L’intrigue de la Maison Nucingen nous est rapportée par un narrateur anonyme qui assiste malgré lui, dans un restaurant, à un dîner très arrosé qui regroupe quatre comparses connus de la Comédie Humaine. La conversation qui s’entame entre Bixiou, Finot, Blondet et Couture, quatre « spirituels condottieri de l’Industrie moderne qui laissent les inquiétudes à leurs créanciers et gardent les plaisirs pour eux » va rouler d’abord, puis, au cours du récit, crépiter, fuser en réparties brillantes, ironiques, philosophiques, sérieuses ou dérisoires sur un sujet qui donne le titre à l’histoire : la Maison Nucingen ou plutôt les manœuvres utilisées par Nucingen, petit employé juif d’Alsace, pour devenir le millionnaire baron Nucingen, banquier.
En réalité dans cette nouvelle qui devait montrer « l’omnipotence, l’omniscience, l’omniconvenance de l’argent », Balzac, comme toujours, greffe des sous histoires qui ont trait à l’amour, au mariage, à la société, à la politique, à la justice et qui sont en ces matières l’illustration des idées qu’il porte sur son époque.
L’aspect quelque fois rébarbatif de ses explications économiques – science qu’il connaissait très bien – est gommé heureusement par le ton de la nouvelle qui n’est en somme qu’un long dialogue, rapporté plaisamment et qui n’est pas sans charme ni sans une certaine invraisemblance.
Le sujet donc de la conversation des quatre dîneurs est Nucingen, la façon dont ce banquier a fait fortune. Nous découvrons au fil des pages ses entreprises, ses stratagèmes, ses manières trop compliquées pour les développer dans cet exposé. Retenons simplement que Nucingen n’est ni un avare, ni un usurier mais un banquier qui a compris que la banque « exige une tête puissante (qui) porte alors un homme bien trempé à se mettre au dessus des lois de la probité dans lesquelles il se trouve à l’étroit. »
Regardons Nucingen : « il est cubique, il est gras, il est lourd comme un sac, immobile comme un diplomate. Nucingen a la main épaisse et un regard de loup-cervier qui ne s’anime jamais : sa profondeur n’est pas en avant, mais en arrière : il est impénétrable, on ne le voit jamais venir. »
Le physique est là : c’est un rocher, le caractère aussi : c’est un sphinx. Les scrupules ne l’incommodent pas car « un politique doit être un scélérat abstrait. » Et Nucingen, au sens propre du terme, est un scélérat : il trompe, berne, dupe les gens, il les vole (ou tente de les voler), il use de toutes les ruses pour obtenir le maximum de bénéfices des actions qu’il entreprend. Et les « pigeons », il les prend là où ils se trouvent – parmi les inconnus ou parmi ses amis. Et les pigeons sont nombreux : pour preuve ? Sa fortune est estimée à 16 ou 17 millions. « Quand Nucingen lâche son or, dit l’un des personnages, croyez qu’il saisit des diamants. »
La fortune du banquier s’explique également par son intelligence qui a su saisir avant tout le monde que l’argent ne devient puissance que lorsqu’il est en quantité disproportionnée. Cela veut dire que Nucingen ne se contente pas simplement de bons coups : il calculait, il prévoyait, il mettait en œuvre tout un dispositif spéculatif pour s’assurer de la réussite de ses projets. Il agissait en vrai capitaliste. Il ne craignait pas d’aller au-delà de permis, du
possible – et ici, comme Grandet, la morale ne le gênait pas, l’intérêt seul – le sien – primant. Il sacrifiait «  aux vrais principes de l’âge d’or » où il vivait, dont l’un, par exemple, est que « l’argent des sots est de droit divin le patrimoine des gens d’esprit. » Prendre l’argent n’importe où, à n’importe qui, selon les lois de la spéculation ; voilà en gros le credo de Nucingen. Et il s’attellera à cette tache avec acharnement et finesse (à l’inverse d’un d’Aldrigger qui est un banquier honnête, donc bête, et qui mourra ruiné), lui la clairvoyant le plus politique des banquiers, jusqu’au succès que nous lui connaissons.
La fortune Nucingen amassée rapidement s’explique aussi par le régime politique qui transforme la société du début du 19ème siècle. Les vieilles valeurs sont mortes, nous l’avons vu. Pour mémoire, il est dit page 250 : »Avant peu, vous verrez l’aristocratie, les gens de cours, les ministériels descendant en colonnes serrées dans la Spéculation, en avançant des mains plus crochues et trouvant des idées plus tortueuse que les nôtres. »
Ainsi, l’aristocrate de province, « le collaborateur conjugal » de Nucingen, le futur ministre du gouvernement de Marsay, Rastignac « qui regardait le monde comme la réunion de toutes les corruptions, de toutes les friponneries », bénéficie de largesses et de la reconnaissance de Nucingen.
Rastignac est de la race de Nucingen. Très vite, il apprend à jouer au jeu de la vie mondaine, au jeu de l’ambition : la vertu, pour lui, n’existe pas. L’homme est gouverné par ses intérêts – tout l’activité humaine est contenue dans cet axiome. Aussi a-t-il décidé un jour de se tenir dans le monde « en costume de vertu, de probité, de belles manières » pour mieux le posséder.
Rastignac, sans un sou dans Le Père Goriot, se retrouve une quinzaine d’années plus tard, grâce a sa fidèle coopération au sein du foyer Nucingen et à son apprentissage de la vie, a la tête d’une rente de 40 000 livres.
J’aborde là un autre thème développé dans cette nouvelle : le mariage.
Deux types de mariage nous sont proposés : l’un de Nucingen, qui réussit parce que les sentiments, l’amour y sont absents. Pour le baron, le mariage est une affaire, « une société à bénéfices mutuels ». Delphine a apporté un million en dot. Elle est belle, elle flatte sa vanité. Elle décore son salon. Le reste ne l’intéresse pas.
L’autre mariage, celui de Beaudenord avec Isaure est un ratage dramatique. L’amour, au début, va insensiblement se transformer en routine que la faillite du mari rend pathétique. Au fil des ans et des enfants (quatre) « Godefroid, si heureux garçon, se vit chargé d’une etite femme bête comme une oie, incapable de supporter l’infortune, car au bout de six mois, il s’était aperçu du changement de l’objet aimé en volatile. »
Pour Rastignac qui a compris le monde, les sentiments ne doivent pas être déterminants dans le choix de l’époux ou de l’épouse. Ce qui compte, selon sa théorie, c’est que le mariage doit être conçu comme une société commerciale, qu’il soit viable, durable et avantageux. Tout autre conception est à proscrire car vouée à l’échec.
« Il y a des niais qui aiment sans aucune espèce de calcul, et il y a des sages qui calculent en aimant. » Cette idée, qui rejoint celle de Balzac quand il écrit que « La Nature n’a fait que des bêtes, nous devons les sots à l’Etat social. », peut être encore poussée par l’affirmation d’un Couture et qui synthétise nombres de situations rencontrées dans La Comédie Humaine : « Une femme qui ne fait pas de son corps un marchepied pour faire arriver au but l’homme qu’elle distingue est une femme qui n’a de cœur que pour elle. »

Balzac - La Maison Nucingen (Rastignac présenté à Mme de Nucingen)

Balzac - La Maison Nucingen (Rastignac présenté à Mme de Nucingen)

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