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Publié par Med Médiène

Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel).
Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N’a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs 

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Paris, Balzac et les autres 
Restif de la Bretonne, un authentique piéton de Paris, publie à la fin du 18ème siècle Les Nuits de Paris avec pour sous titre Les Dangers de la ville puis, en 1766, Le Paysan perverti suivi en 1784 de La Paysanne pervertie. Restif voit Paris comme lieu de perdition, comme une ville aux rues nombreuses et enchevêtrées où les passants se perdent en perdant leur âme. Déjà l’anonymat procuré par la foule incite aux aventures impossibles à nouer dans les villes de province.
Lesage, quant à lui, dans Le Diable boiteux imagine de lever le toit des maisons de Paris pour voir ce que valent leurs habitants. Il annonce le voyeur, l’homme aux intentions troubles qui guette l’intimité de ses voisins pour s’en emparer et en faire, dans le meilleur des cas, un sujet de roman. Balzac dans La Peau de Chagrin nous offre un panorama identique décrit à partir de la mansarde qu’occupe Raphaël de Valentin. Cette description minutieuse des toits de Paris est sans aucun doute un retour de mémoire de l’auteur qui se souvient, lorsqu’il avait 20 ans, de son année passée dans une pièce mal protégée au 5ème étage d’un immeuble de la rue Lesdiguières.
En 1842-43, Eugène Sue (1811- 1857) publie en dix volumes son  feuilleton Les Mystères de Paris qui occuperont dix volumes. On y voit le prince Rodolphe, Fleur-de-Marie, la prostituée d’apparence cynique mais qui abrite un grand cœur et qui se révèle être la fille abandonnée du prince. La galerie de portraits se continue par le concierge Pipelet, le personnage dont le nom désignera les mauvaises langues et plus généralement les bavards, par la grisette Rigolette, l’homme de main Chourineur et la Chouette, l’horrible vieille proxénète qui a perverti Fleur-de-Marie. Le roman montre également les détestables conditions de détention des filles publiques à Saint Lazare, la prison pour femmes.
Il paraît évident que ce feuilleton annonce les émeutes de février 1848.
Les Mystères de Paris se veut le témoignage de la misère du peuple parisien.
Sue, hostile à la Monarchie de Juillet, est un écrivain populaire classé politiquement à gauche. Il fait montre d’un réalisme dans sa peinture des bas-fonds urbains et des milieux ouvriers. Les décors sont décrits avec un relief saisissant et les personnages paraissent tout à fait possibles dans ce Paris en plein bouleversement. Certains passages des Mystères de Paris apportent un complément qui manque à La Comédie humaine. Si Sainte Beuve reconnaît à Sue une grande capacité à inventer de la fiction, il lui reproche « son absence de style ».
Eugène Sue a été lu par Balzac et Hugo et ses épisodes évoquant Paris et les Parisiens, publiés chaque jour dans la presse, ont certainement influencés les deux écrivains. Sue a contibué par ses textes à sensibiliser l’opinion sur le sort des enfants abandonnés (Les Enfants trouvés, Les Enfants de l’amour, etc.) et celui du Peuple (Histoire d’une famille de prolétaires, 1849)
Victor Hugo parle de Paris dans Notre Dame de Paris, publié en 1831. « J’ai eu deux affaires dans ma vie :
Paris et l’océan » reconnaît Hugo. Pour lui « Paris est sur toute la terre le lieu où l’on entend le mieux frissonner l’immense voilure du progrès. » Le Paris hugolien est « la Jérusalem de l’humanité » où fut accompli, avec la révolution de 1789, « le sacre de l’humanité. »
Les Misérables, en 1862, proposent également une minutieuse visite guidée de Paris. Jean Valjean de retour à Paris habite rue Plumet et fréquente le quartier Picpus. Un passage du roman décrit la révolte des « misérables » parisiens en 1832, rue Saint Denis.
Jean Valjean se retrouve naturellement du côté des Républicains avec Gavroche et Marius, protégeant et sauvant ce dernier blessé en le portant durant tout un chapitre consacré aux égouts parisiens.
Il convient également d’évoquer le Paris autobiographique de Gérard de Nerval qu’il décrit dans ses textes de 1850 à sa mort en 1855. Rejoignant Balzac, Nerval constate qu’après 1830 tout s’achète à Paris et d’abord les actrices. Paris se scinde en deux, pour lui comme pour l’écrivain de La Comédie humaine. Celui de l’or étalé et de la puissance qu’il procure et celui de la tour d’ivoire des poètes. Il regarde comme Frédéric Soulié le Paris des petits métiers et « des existences problématiques du petit peuple. »
Zola verra Paris avec « l’océan de ses toitures. » Plus de dix romans du cycle Les Rougon-Macquart ont pour cadre la capitale. Citons La Curée, Au Bonheur des dames, Le Ventre de Paris, L’œuvre.

Paris dans les années 1830
En gros, la superficie de Paris à cette époque correspond aux six premiers arrondissements actuels, avec une population équivalente. Puis la population augmente pour atteindre plus d’un million de personnes en 1846.La configuration de ville n’avait pas changé en cinquante ans.Au nord, Paris était limité par les grands boulevards et les portes Saint Denis et Saint Martin.
A l’ouest, on trouvait la place de la Concorde. Les Champs Elysées d’aujourd’hui donnaient sur de vrais champs.
Au sud il y avait le Palais du Luxembourg avec son parc donnant sur l’observatoire.
A l’est se situait la Place de la Bastille et autour d’elle des faubourgs mal famés.
Au sortir de Paris, près des barrières de l’octroi, des guinguettes et des bals mêlaient des personnes de toutes conditions. « Les vénus de barrière » y harponnaient leurs clients parmi la troupe de célibataires déversée par l’exode rural. Les établissements de la Gaieté, à la barrière Montparnasse, attiraient une foule de buveurs qui y consommaient de l’alcool exempté de la taxe de l’octroi.
Sous la Restauration et le règne de Louis Philippe les rues sont aussi sales et dangereuses que sous l’Ancien Régime. Elles n’avaient pour la plupart pas de trottoirs. Au milieu d’elles coulait un ruisseau qui gonflait à la moindre averse. Dans l’Education sentimentale, qui se déroule à la fin de la Monarchie de Juillet, Frédéric Moreau et Mme Arnoux marchent difficilement « sur le pavé glissant », en « vacillant » nous dit Flaubert. Ils avancent dans « un lourd brouillard qui estompait la façade des maisons et puait dans l’air » : il s’agit des premiers effets de la pollution industrielle faite de gaz et de poussières toxiques rejetées dans l’atmosphère par les cheminées d’usines.
La boue était partout présente se transformant par endroit en fumier à cause des nombreux chevaux qui y passaient. « Paris, l’enfer des chevaux, purgatoire des hommes, paradis des femmes » disait-on en 1830. Les ruisseaux de sang parvenant des boucheries installées au cœur de Paris conféraient un aspect sinistre et morbide aux venelles vouées à cette activité.
On avait souvent recours à des planches pour aller d’un côté à l’autre de ces rues glissantes. Des dépôts infects, fermentant de toutes les pourritures, ponctuaient ces artères étroites et sombres. Le Châtelet est l’un de ces quartiers nauséabonds où les noyés repêchés de la Seine étaient entreposés avant d’être inhumés dans les fosses publiques. Certaines victimes sont retrouvées bien au delà de leur lieu de suicide. Ida Gruget, la pimpante et vive grisette de Ferragus, désespérée de n’être pas aimée par son mystérieux amant, sera repêchée à des kilomètres de Paris.
Tout près du Châtelet se trouvait le Palais Royal qui était le haut lieu du commerce de luxe, de la presse et de l’édition, du jeu et de la prostitution. Une description détaillée nous est offerte dans Illusions perdues. Le Palais Royal qui sera détruit par un incendie symbolise le cœur battant de Paris jusqu’à la Monarchie de Juillet. Idées, idylles, rencontres, ruptures, gloires, rejets, richesses : tout ce qui fait l’identité de Paris s’y trouve. La grande dame côtoie la grisette (si ce n’est la fille à numéro), le pair de France mise au jeu face au conducteur de fiacre, l’industriel croise son ouvrier habillé en bleu de chauffe et le hors la loi, toujours à la pointe des inventions lexicales, parle pour se protéger des gendarmes la langue que Victor Hugo désignera sous le nom d’argot dans Les Misérables.
Le bruit excessif provenant de la foule, du galop des chevaux, des roues des voitures allant à vive allure « sur un pavement inégal » les rendait insupportables.
A la fin de la Restauration, en 1828, est inauguré le premier transport en commun en omnibus, entre la Bastille et la Madeleine. La rive droite est desservie au détriment de la rive gauche. Le trajet coûtait six sous.
L’éclairage au gaz  est également introduit, mais insuffisamment et ne concerne que quelques rues (rue de la Paix), places (place Vendôme) ou les nouveaux quartiers riches.
L’augmentation de la population intervient dans l’accumulation des déchets et des déjections produisant une odeur pestilentielle attestée par tous les écrits de l’époque. On se soulage impunément contre les portes cochères. Les égouts, imparfaitement étanches, livrent leurs eaux usées à la Seine. C’est cette eau qui est bue par les parisiens. L’épidémie de choléra, en 1832, fait 20000 morts. Ceux sont bien entendu les plus pauvres qui sont les plus touchés, ceux qui vivent dans le quartier Saint Marceau.
La misère est le résultat des terribles conditions de vie dans la ville recevant de toutes les régions de France filles et garçons, hommes et femmes poussés vers elle par une plus grande misère.
Ce n’est qu’à partir de ce moment - les grandes peurs occasionnées par les épidémies chroniques, ces fléaux mortels s’abattant indifféremment sur les riches et les pauvres, décimant des familles entières - que les autorités réagissent et songent à mettre de l’ordre dans la ville en promouvant une politique d’assainissement des lieux les plus dangereux. Le souci de l’hygiène publique s’ébauche pour triompher dans la seconde moitié du siècle, sous le Second Empire.

Le Paris balzacien
Balzac est convaincu qu’il porte sur le monde parisien un regard aussi attentif, et scientifique, que celui de Fenimore Cooper sur les Mohicans.
« Sachons-le bien ! la France au dix-neuvième siècle est partagée en deux grandes zones : Paris et la province » écrit-il en 1843 dans La Muse du département
« Paris est un « pays sans mœurs, sans croyance, sans aucun sentiment ; mais d’où partent et où aboutissent tous les sentiments, toutes les croyances et toutes les mœurs. »
L’or et le plaisir y dominent : « Prenez ces deux mots comme une lumière et parcourez cette grande cage de plâtre, cette ruche à ruisseaux noirs, et suivez-y les serpenteaux de cette pensée qui l’agite, la soulève, la travaille. » La Fille aux yeux d’or. (1834-35)
Paris est un « un corps immense » vivant de la pulsation de son innombrable population.
Le « fantassin de Paris », « le flâneur instruit » au fait de « la science des manières » y trouve son miel car flâner est aussi une science basée sur « la théorie de la démarche. » Balzac se voit ainsi : un observateur de toutes les formes de la réalité parisienne.
Mais Paris n’est pas seulement évoqué dans les Scènes de la vie parisienne. Il apparaît sans les Scènes de la vie privée, les Scènes de la vie politique (Z. Marcas) ou les Scènes de la vie de province (La Muse du département ou Illusions perdues) comme dans les Etudes analytiques (La peau de Chagrin).
Paris est vu par tous les angles, des Tuileries aux prisons, du Faubourg Saint Germain au Quartier Latin ou la rue Saint Denis. Tous les groupes sociaux sont décrits, les princes et les ministres, les hors la loi et les prostituées, les boutiquiers et les grands hommes d’affaires. Tous les milieux sont vus, à l’exception d’un seul, celui des ouvriers.
Balzac, jusqu’à quatorze ans, est tourangeau. Pour lui, Paris est un rêve lointain à découvrir et à explorer.
Puis il s’y installe – en dehors de quelques voyages plus ou moins longs à l’étranger - jusqu’à sa mort, en août 1850. Il s’est en quelque sorte naturalisé Parisien.
Balzac, comme les écrivains romantiques, de jour comme de nuit est un grand marcheur, infatigable, à travers les rues de sa ville. Il se représente, et se voit, en flâneur. Dès ses débuts, il écrit : « Oh flâner dans Paris ! Flâner est une science, c’est la gastronomie de l’œil. Se promener, c’est végéter. Flâner, c’est vivre. » Il sera, comme dira Léon Paul Fargue, « un piéton de Paris. »
Dans ses randonnées, il observe toutes les formes de la réalité parisienne : les grands panoramas regardés de haut , les places, les boulevards et les petites rues, les zones animées et les zones mortes, les hôtels particuliers et les masures, les commerces avec leurs enseignes et leurs devantures, les grands et les petits restaurants, les cafés et les estaminets et bien entendu, les gens avec leurs noms bizarres ou banal, leur habillement, leur démarche, leur allure simple ou conquérante, leur langage, y compris leur accent, leurs tics, leurs caractéristiques de vocabulaire.
Sa prodigieuse mémoire enregistre tout. Son œil et son oreille sont sans cesse en action, retenant ce qu’il entend et voit pour plus tard le restituer sous forme de texte.
Il note les transformations de la ville – ce qui disparaît, ce qui apparaît – et se comporte, comme il l’écrit à maints moments, en « archéologue de Paris ».
Au delà de ses observations qui fournissent la matière essentielle de ses « ouvrages improprement appelés romans », il a une vision poétique, intuitive qui évolue au fur et à mesure que se construit La Comédie humaine.
Il y a, dans les descriptions que fait Balzac de la capitale, le Paris romanesque attaché à l’image du monde tourbillonnant, de la ruche humaine en perpétuelle activité ou du labyrinthe.
Mais la vision globale de Paris peut se fractionner en trois phases principales.
A partir de 1830, la vision dominante et récurrente c’est le Paris vu comme une femme. Cette image s’oppose, se faisant, à celle répandue parmi ses contemporains d’un Paris viril – surtout après la révolution de 1830 à laquelle d’ailleurs Balzac n’a pas participé. Vient après, à partir des années 1833, l’image du Paris monstre décrit dans FerragusLa Fille aux yeux d’or.
Vient enfin l’image du Paris Monde en soi. Monde physique et moral.
Paris a sa géographie avec ses quartiers bien délimités. Le Paris moral a aussi ses frontières avec sa boue et ses marécages. Le Paris romantique est battu en brèche par le Paris moderne. Dans Ferragus Balzac écrit : « Il y a deux Paris : celui des salons, des atmosphères suaves, des tissus soyeux, des quartiers élégants, et celui plus infernal, des orgies, des ruelles sombres, des mansardes misérables. »
Balzac s’intéresse également à sa profondeur, au monde souterrain des catacombes et des carrières de Montmartre.
L’opposition est nette entre « l’horizon borné de la province et le monde énorme de Paris », entre « le poétique Paris » et « la muette et sèche province. »
Paris semble irrigué constamment par un fluide, l’or, qui en fait la ville la plus scintillante et la plus désespérée des villes scintillantes et désespérées.
« Tout est langage » assure Balzac, tout est signe, tout parle.
Le choix du lieu d’habitation est déterminant pour cerner l’origine sociale du personnage, son degré d’intégration dans la nouvelle morale établie par la bourgeoisie triomphante. Les monuments historiques - Notre Dame, l’Observatoire, Les Tuileries… - sont peu décrits dans La Comédie humaine. Mais les quartiers, les rues, les maisons intéressent Balzac parce qu’ils intéressent ses personnages qu’il place toujours dans leurs environnements. Tous les critiques ont relevé la correspondance étroite que l’auteur établit entre ses personnages et leurs habitats.
Trois quartiers se partagent alors le pouvoir à Paris.
- La Chaussée d’Antin, de création relativement récente, où logent les banquiers et les artistes.
- Le Faubourg Saint Honoré où sont installés les aristocrates de tendance libérale et les étrangers.
- Le Faubourg Saint Germain, le « noble faubourg », occupé de tout temps par la véritable noblesse.
Il est le lieu de toutes les convoitises et y être reçu est la première des étapes effectuée par l’ambitieux qui veut parvenir à la reconnaissance.
La distance qui sépare le Faubourg Saint Germain du Faubourg Saint Honoré ne se mesure pas en lieues, elle est inscrite dans la tête et les usages.
Changer de quartier à Paris c’est comme changer de pays. D’où la cruciale question du transport. Dans Le Père Goriot, Rastignac se rend à pied chez Mme de Restaud. Ebahissement des valets de la comtesse à la vue de cet invité qui se présente à la porte de l’hôtel sans équipage. S’élevant d’un cran dans la société, il se rend en voiture, mais en voiture de louage, au bal offert par sa cousine Mme de Beauséant. Là encore, les domestiques se moquent de lui. Rastignac, comparant son pauvre équipage à celui de Maxime de Trailles, l’amant d’Anastasie de Restaud, et à celui d’Ajuda Pinto, l’amant de Claire de Beauséant, commence à comprendre le langage parisien. Il est fait d’or, de luxe, d’élégance et de légèreté.
Il faut se rappeler également l’embarras de Raphaël de Valentin qui n’a même pas de quoi louer une voiture pour se rendre à l’invitation de Foedora, « la femme sans cœur. » Comment se rendre à ses rendez-vous, à se soupers sans se crotter ? comment éviter la pluie qui détruit un chapeau jusque là préservé ? Comment se présenter devant cette femme du tout Paris dans une fraîcheur d’esprit et d’habit digne de son rang alors qu’elle est entourée par tous les jeunes élégants que compte le grand monde parisien ?
Paris est désormais aussi synonyme d’anonymat. On s’y promène, on s’y perd, on s’y aime dans la plus totale indifférence du million d’habitants que compte désormais la capitale. Un parmi la multitude. Paris l’été dans l’insouciance et le rire des lorettes. Paris l’hiver sous la pluie désespérante pour ceux qui n’ont pas assez de fortune ou de relations pour s’en sortir. Et la Seine qui roule son eau sale, bourbeuse et verte attirant dans son tumulte les âmes en peine d’amour ou en panne d’argent.
On y vit également dans des époques, des temps différents - d’un quartier à l’autre, d’une rue à l’autre et même d’un étage à l’autre. A lire aujourd’hui La Comédie humaine, on peut affirmer que Balzac « portait un monde dans sa tête »
Dans cet espace lisible, visible qu’occupe Paris dans son œuvre, Balzac invente le personnage de la ville. Il lui fait jouer un rôle actif dans la narration dont il devient une composante organique.

Balzac - Les passages à Paris au XIXème siècle

Balzac - Les passages à Paris au XIXème siècle

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