Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Compteur

  

Publié par Med Médiène

Jean Léon Gérôme (1824-1904) et l'Orient

Représentant adulé du mouvement orientaliste. L’un des peintres les plus célèbre de la seconde moitié du 19ème siècle. A Vesoul il va au  collège, il apprend le latin, le grec et l'histoire. A l'Ecole des Beaux Arts de Paris, il est l'élève de Paul Delaroche où il acquiert cette passion de cette précision historique qui le rendit célèbre.
Jean Léon Gérôme, l’un des premiers, l’a pressenti avec son  (1850). Ce tableau met en scène, dans un décor pseudo-grec, un groupe de quatre jeunes femmes qui viennent de se dévêtir et attendent, sûrement impatientes, l’arrivée de leurs partenaires. L’atmosphère du tableau évoque plus, dans sa narration, une de ces « maisons spéciales » consacrées aux jeux de l’amour que l’intérieur d’un honnête et paisible gynécée d’un quartier d’Athènes.
Après son premier voyage en Egypte en 1856, Gérôme s’écartera de sa période antiquisante et versera dans un orientalisme plus conforme à l’air du temps. A chacun de ses séjours, il rapportera quantité d’études et de notes qui seront exploitées dans son atelier parisien. Il sillonnera les pays de l’est de la méditerranée, « les débris de l’Empire ottoman », comme l’aurait fait un reporter ou un ethnographe attentif aux lieux visités et aux populations rencontrées. Etonnement, Théophile Gautier saluera cette scrupuleuse recherche de l’exactitude manifestée par le peintre qu’il comparera aux prestigieux devanciers qu’étaient Adrien Dauzats, Prosper Marhilat et celui que les Goncourt plaçaient au dessus de tous, Alexandre Decamps (« Decamps, le soleil. Decamps, l’Orient ! »).

A la chute du Second Empire, Gérôme réfugié à Londres, entame une série de tableaux consacrée aux hammams (Bain maure, 1870), comme s’il avait fait sienne l’obsession d’Ingres pour les nus féminins placés dans un milieu baigné de vapeur et d’eau. Il fera évoluer les nuances chromatiques des peaux en sueur mises en valeur par des pénombres rayées de traits de lumière et il saura restituer l’attitude particulière des corps déshabillés dans leurs gestes intimes attachés à la toilette ou au repos. Dans certains de ces tableaux (Grande Piscine de Brousse, 1885), la dimension érotique et l’aspect trouble de l’orientation sexuelle de ses baigneuses demeure prégnante comme chez Ingres (Le Bain turc) ou Chassériau (Le Tépidarium). Mais l’art de Gérôme s’infléchira à la fin de sa vie et flattera le goût d’un public plus désireux de rêver que d’apprendre. Certaines des Odalisques de cette dernière série réunissent toutes les séductions et toutes les corruptions d’un Orient de plus en plus déprécié. En littérature, ce même rejet est décrit comme dans Manette Salomon des frères Goncourt.
Gérôme peindra un certain nombre de toiles représentant les marchés aux esclaves du Caire ou de Constantinople dans lesquelles il juxtaposera le costume imposant et coloré des riches acheteurs à la nudité pathétique, et donc excitante, de la marchandise humaine exposée en plein air. Intérieur grec, peinte à 25 ans, exposée au Salon de 1850, scandalisera plusieurs critiques. Elle annonce la série orientaliste des harems et des bains des années 1870.
Salon de 1861. Le tribunal d’Athènes est prêt à condamner à mort pour « impiété » la courtisane, modèle du sculpteur Praxitèle ; mais sa beauté, dévoilée par son défenseur, va lui valoir l’acquittement. Un trépied sacré est posé devant la statuette d’Athéna, déesse de la sagesse.

Gérôme n’aurait pas hésité à se mettre « dans le plus simple appareil » pour peindre ces bains de l’intérieur. Mais il n’a pu le faire qu’aux heures où les hommes sont autorisés à y pénétrer. Toutes ces scènes de Hammam sont donc des reconstitutions : Le bain de vapeur, Allumeuse de narghiléGrande Piscine de Brousse ou Odalisque (1903-1904.) La pose de cette odalisque au narguilé ressemble à Corinthe, l’une des statues de l’artiste. C’est un témoignage supplémentaire de ces allers-retours permanents que fait Gérôme entre peinture et sculpture. Cette toile d’une grande séduction résume les nombreuses baigneuses mauresques dont le peintre ponctue sa carrière depuis 1870.

26a-G--r--me-Interieur-grec-le.jpg

Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte
Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte

Jean Léon Gérôme avec son ami Auguste Bartholdi en Egypte

Commenter cet article