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Publié par Mohamed Médiène

Lady Jane Digby

Lady Jane Digby

Une femme ne doit point remuer ses os, à moins que d’être ambassadrice
Mme de Sévigné à sa fille.

Signe du changement qui s’opère dans la société pré-industrielle du vieux continent : l’engouement des femmes pour les voyages qui les conduisent dans les pays réputés décivilisés, pays de paresse et de soleil, proposant un mode de vie différent du leur. Les femmes retrouveront dans les villes orientales- à Jérusalem, au Caire, à Beyrouth - les sons et les allures d’une vie ancienne décrite dans la Bible. Le berger dans le silence du désert évoque invariablement le pasteur biblique. Une typologie sonore peut s’établir : au bruit agressif de la modernité occidentale s’oppose la musique champêtre des pays sans manufactures.
Avec l’avènement de la bourgeoisie, l’aisance financière partagée par un plus grand nombre et les facilités offertes par les progrès techniques en matière de transport et de réception (bateaux à vapeur, ouverture de nouvelles lignes maritimes, développement des guides de voyage (vers 1860 le guide Joanne par exemple en France), des agences touristiques (citons l’anglaise Cook qui organise la première croisière sur le Nil en 1869) et, déjà, l’embryon des futures chaînes d’hôtels) le voyage permet à certaines femmes d’aller au delà des destinations jusque là admises.
Tout est prétexte à voyage dans ce siècle actif qui décide de dresser l’inventaire du monde. Et tout est possible dans ce monde proche et lointain dont les richesses naturelles sont si mal exploitées. Faire la guerre, évangéliser, coloniser, émigrer, commercer, étudier, explorer ou tout simplement traverser.
Les hommes sont nombreux à sacrifier à la fameuse « maladie du bleu » (Gautier), à ce désir d’ailleurs, qui prend un temps considérable, parfois des années entières.
Parmi les femmes qui entreprennent ce long voyage certaines le font pour échapper à un destin trop étroit pour elles.
Les plus talentueuses tireront parfois de leur passage en Orient des récits passionnants.
Partir et écrire participe de ce mouvement combinant une double émancipation : la liberté de bouger et celle de l’assumer publiquement par l’écriture. S’ajoute à ce postulat féministe le bénéfice des savoirs rapportés, des expériences vécues, des situations inédites qui exigeaient force de caractère et endurance physique censées être l’apanage des hommes. Durant le voyage pourtant les hommes ne s’empêcheront pas de les traiter en femmes, c’est à dire avec cette pointe de déférence et de courtoisie intéressée qui est, dit-on, l’un des traits de caractère de la masculinité française.
La « femme comme il faut » ne voyage pas selon Mme de Sévigné, elle « ne doit point remuer ses os »  à moins que d’être l’épouse d’un diplomate en poste à l’étranger - comme Lady Montagu au début du 18ème siècle. Il est certain que cette dernière, baignant dans l’esprit des lumières de son siècle, était plus ouverte et moins sectaire que certaines de ses « suiveuses », un siècle plus tard.
Il ne faut pas minimiser pour beaucoup d’entre elles, le sentiment d’œuvrer à la propagation de la modernité européenne en dispensant dans les pays retardés, ciblant dans ceux-ci la population féminine, les notions de liberté et de progrès des nations pré-industrielles. Ces notions, elles voudront assez vite les appliquer à elles-mêmes en ce qui concerne le divorce, l’éducation et la garde des enfants et les salaires.
En ce 19ème siècle énergique et conquérant, le flot des voyageurs d’Europe qui se déverse hors de ses frontières comporte désormais un certain nombre « d’aventurières à crinoline » qui savent non seulement manier la plume mais aussi commander à des groupes d’hommes, décider des itinéraires au travers de territoires peuplés de tribus pas forcément amies et de supporter la soif, la sueur, la fatigue et, quelques fois, les gîtes infestés d’insectes voraces.

Ces voyageuses sont artistes, femmes de diplomates, exilées, missionnaires, femmes de lettres, journalistes, aventurières, touristes ou malades en quête de climats chauds et secs. Les bibliothèques ont gardé leurs témoignages et plus de 70 femmes françaises, recensées entre 1800 et 1900, ont ainsi laissé la trace écrite des voyages qu’elles ont effectué dans des pays lointains. Par cette expression il faut comprendre des pays d’Afrique, d’Asie, de l’Océanie, de la Russie et même du Pôle Nord. Sont exclus de cette liste les pays de la proche Europe.
Les pays visités par les voyageuses que j’ai retenues ont tous été, ou sont au moment du voyage, sous domination turque. La France et surtout Angleterre - et son intérêt pour la route des Indes - vont déployer sur cette région leur influence qui se fait, même si cela n’est pas dit, au détriment de la Sublime Porte. Rappelons que dès le premier tiers du 19ème siècle, la Turquie perd, sans parler de l’Europe centrale et des Balkans, la Grèce, l’Algérie puis la Tunisie, la Palestine, l’Irak et la Syrie.
La littérature de voyage se prévaut d’un certain amateurisme. Elle se veut distrayante tout en refusant les facilités narratives offertes par la fiction. Elle se veut aussi vraie et légère, exotique, sérieuse et instructive quand elle parle de l’histoire du monde qui entoure celui d’où provient le narrateur. Mais amateurisme ne signifie pas manque de  connaissances. Le voyageur - la voyageuse - a lu et le dit : souvent sont cités en référence les auteurs des textes qui précèdent le leur et qui sont considérés comme les initiateurs du genre : Lady Montagu, la plus Française des Anglaises, Savary, Volney, Denon, Chateaubriand, Lamartine, pour nous cantonner au premier tiers du XIXème siècle.
Ces citations signalent une certaine forme d’honnêteté de la part du voyageur même si celui-ci ne peut faire autrement que revisiter à sa façon les mêmes descriptions et traiter les mêmes thèmes.
Cette littérature opte le plus souvent pour une écriture déconstruite ou plutôt diariste qui épouse le temps du périple. Certains moments seront minutieusement décrits, les séquences datées, puis, la marche reprenant ou en tout cas le déplacement, un silence plus ou moins long s’installe dans le cours de la narration jusqu’à la prochaine halte : campement, hôtel, chambre d’hôte ou tout simplement veillées à la belle étoile dans les déserts aux dunes mouvantes. Le récit peut alors reprendre.
Mme de Gasparin, plus téméraire que ses compagnes et voulant passer outre cette tacite loi du voyageur, nous confie combien il lui a été difficile d’écrire sur le dos du chameau qui la transportait.
Au demeurant l’écriture voyageuse est une écriture qui ne boude pas le plaisir que procure la rupture avec les manières de la mère patrie et qui fait l’un des charmes de ces récits. Les libertés avec la morale de son monde prises en Egypte par Flaubert en sont la parfaite illustration.
Un des aspects de cette littérature de voyage réside donc dans son caractère autobiographique, libre et spontané. Le voyageur assure qu’il n’a pas retouché ses notes, ni retravaillé le style, qu’elles sont du premier jet, données telles qu’écrites à l’instant de leur écriture, au jour le jour. « Je ne parlerai que de ce que j’ai vu » affirme-t-il, ou elle, devançant la question : « Dites, qu’avez-vous vu ? »  Ce que l’on peut traduire par « quelles ont été vos impressions, vos émotions devant tel site, telle ville, tel paysage, telle scène, tel comportement, tels bruits, tel costume, tel visage ? » Lamartine peut dès lors intituler son récit : Impressions, souvenirs, pensées et paysages pendant un voyage en Orient, 1832-1833. Ce titre vaut programme et chacun de ses suiveurs, homme ou femme, ne manquera pas de l’appliquer.
Cette liberté d’écriture qu’autorise le récit de voyage s’aperçoit très nettement dans l’écriture féminine, comme celle d’Isabelle Eberhardt par exemple qui balance entre les pronoms personnels il et elle, laissant imaginer une liberté qu’elle ne dissimule pas. Liberté de son corps qu’elle écoute et de ses désirs qu’elle assouvit (hommes, alcool, haschisch.)
L’intrusion des femmes dans le champ de la littérature, et particulièrement celle consacrée au voyage où l’endurance physique et un certain aplomb sont requis, illustre d’une certaine façon la lutte des femmes du 19ème siècle pour leur émancipation. Cette lutte faite de courage et de défis transparaît clairement dans leurs écritures.
L’histoire des femmes change comme change leur regard sur la société et sur la politique de leurs pays et pour celles qui voyagent leurs visions (leurs horizons) s’enrichissent de leurs confrontations directes à la réalité des coutumes et des régions visitées ou rapidement traversées (le temps du voyage induit ces accélérations ou ces ralentissements.)
Femmes en voyage, elles sont aussi femmes en mouvement. Et cette féminité affirmée contre l’ordre masculin des choses impose sa spécificité dans un domaine jusque là constitué par les textes produits par des hommes.
Leurs paroles de femmes, leurs écritures féminines, leurs regards d’épouses, de mères ou d’amantes, viennent relativiser une représentation du monde sur laquelle elles n’avaient pas prise. Le Tour du Monde, le Magasin pittoresque, l’Illustration ou la Revue des deux Mondes ouvrent leurs colonnes aux récits des voyageuses. L’Asie (Perse et Chine), l’Amérique du sud (le Pérou ou le Brésil), L’Afrique sub-saharienne ne sont plus terra incognita pour ces femmes curieuses et décomplexées. Elles sont au contraire terres de conquête où se conforte leur statut d’individu à part entière.
A la fin du 19ème des études sont faites et publiées sur « les aventurières à crinoline » comme si l’institution universitaire reconnaissait leurs existences.
Ces récits produits par des amatrices de sensations neuves ne sont pas forcément inintéressants et méritent une attention qu’ils n’ont pas encore suffisamment. Comme pour nous inciter à les découvrir, Nicolas Bouvier avoue préférer lire « les voyageurs qui écrivent plutôt que les écrivains qui voyagent. »

Les voyageuses du 19ème sont les filles de la Révolution de 1789 et du 1er Empire. Elles vivent ensuite dans les contradictions et le raidissement moral de la Restauration. Ainsi le code de bienséance et de bon goût sous le règne de Charles X allait contre l’idée de voyage pour les femme parce qu’elle contient celle de son émancipation,. Le Second Empire et ses principes bourgeois aboutit à la fin du siècle à l’apparition des garçonnes et des suffragettes alors que les préjugés à l’égard des Orientaux se renforcent avec le durcissement de la colonisation à partir de 1880.
Les femmes qui s’y rendent trouvent que « Jérusalem est une ville sale ». Mme de
Gasparin, comme Flaubert, parle d’une cour des miracles où le quartier juif la dégoûte. L’antisémitisme du 19ème siècle gagne le récit de voyage féminin.
Toutes ont lu la Bible,  Les Mille et une nuits et Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand. Les récits de ces femmes nous décrivent leurs visites dans les harems des princes d’Orient. Certaines, comme Louise Colet parleront de leur  remontée du Nil en felouque, le bateau à fond plat des Egyptiens. Mais leurs témoignages  sur les bains réservés aux femmes sont sans doute ce qu’elles ont produit de plus vrai dans la mesure ou elles pouvaient y accéder.
Après 1869, les commentaires sur le canal de Suez abondent.
On parle maintenant en se référant à la science. La religion, quant à elle, a toujours été présente dans le propos des voyageuses. Mme de Gasparin part avec une cargaison de Bibles. Les disciples d’une autre religion, le Saint-Simonisme, ont une foi aussi ardente. Ils croient au progrès et
sont sûrs de ce que « la civilisation » apportera aux peuples d’Egypte. Suzanne Voilquin, une de ces disciples, fait œuvre «  de propagande active. »
Le statut de la femme au 19ème siècle fait que voyageuse, elle se démarque de la place qui lui est assignée et endosse, dans l’altérité, la responsabilité de rapprochement qui s’opère entre elle, l’occidentale qui déroge aux lois de sa société, et l’autre, la femme de cet ailleurs inconnu, différent, troublant, qu’elle a décidé de rencontre

Géographie du parcours des voyageuses

Tunisie, Algérie, Maroc.

L’Espagne, pays frontière avec l’Afrique du Nord, est un excellent lieu de transitionLes textes sur L’Algérie dominent. On y parle de la colonisation, de sa nécessité mais aussi de ses brutalités. On y parle également du sort fait aux femmes, évoquées dans leurs diversités mais où on les déclare, curieusement, « immuables », comme l’Orient.
Grèce, Turquie, Perse.
Groupe de pays visités par la comtesse de Gasparin, en 1867, et la princesse Belgiojoso, 1849-1855, qui en fait sa terre d’exil.
Constantinople, cité rêvée et site du rêve est systématiquement décrite, non sans une certaine fantasmagorie.
Adèle Hommaire de Hell (1865) la voit comme la ville du songe et de la poésie.
Le harem est le premier motif du discours de ces voyageuses.
Viennent ensuite les derviches pour mesurer le degré de sauvagerie de la Turquie.
Olympe Audouard tente de prouver que cette image négative véhiculée par ces textes ne correspond pas à la réalité qu’elle a rencontrée.
Egypte, Liban, Palestine, Syrie.
Tout débute souvent par l’Egypte et tout se termine par le Liban, d’où l’on retourne chez soi. Héritage de Chateaubriand et de Lamartine.
Pour ces femmes, « Jérusalem est une ville salle ». Mme de Gasparin parle d’une cour des miracles où le quartier juif la dégoûte. L’antisémitisme du 19ème siècle gagne le récit de voyage féminin.
Toutes ont lu Itinéraire de Paris à Jérusalem et Les Mille et une nuits.
Là aussi, visite obligée du harem, puis la remontée du Nil. Et après 1869, les commentaires sur le canal de Suez.
On parle maintenant en se référant à la science. La religion , quant à elle, a toujours été présente dans le propos des voyageuses. Mme de Gasparin part avec une cargaison de Bibles. Les disciples d’une autre religion, le Saint-Simonisme, ont une foi aussi ardente. Ils croient au progrès et sont sûrs de ce que « la civilisation » apportera aux peuples d’Egypte.
Suzanne Volquin, une de ces disciples, fait œuvre «  de propagande active. »
Le statut de la femme au 19ème siècle fait que voyageuse, elle se démarque de la place qui lui est assignée et endosse, dans l’altérité, la responsabilité de rapprochement qui s’opère elle, l’occidentale qui déroge aux lois de sa société, et l’autre, la femme de cet ailleurs inconnu, différent, troublant, qu’elle a décidé de rencontrer.

Quelques femmes voyageuses :

Lady Montagu, L’Islam à l’épreuve des femmes, 1717. Correspondance parue en 1763
Suzanne Voilquin, Souvenirs d’une fille du peuple : La Saint-Simonienne en Egypte, 1834-36. 1878.
Mme de Gasparin : Journal d’un voyage au Levant, 1848 et A Constantinople, 1867.
Louise Colet : Les Pays lumineux, Voyage d’une femme de lettres en Haute Egypte, 1869
Isabelle Eberhardt, Mes journaliers, relatant les années 1900-1901, publié en 1923.
La princesse Belgiojoso (1808-1871). Elle passe cinq années en Turquie, de 1849 à 1855. Asie mineure et Syrie, 1858.
Adèle Hommaire de Hell (1819- ?) et son mari Xavier, géologue. Parmi d’autres récits, je note : De Constantinople à Trieste, 1865 et A travers le monde ; La vie orientale, 1870
Olympe Audouard (1830-1890), provinciale de Marseille, féministe engagée à la séduisante verve. Elle « déclare la guerre aux hommes. »
Le canal de Suez, 1864 ; Les mystères de l’Egypte dévoilés, 1866 ; Les mystères du sérail et des harems turcs, 1866 ; L’Orient et ses peuplades, 1867
Jane Dieulafoy (1851-1916), visite la Perse avec son mari, ingénieur et géologue. Elle devient écrivain en Orient. Elle est aussi photographe et rédactrice en chef des fouilles. La Perse et la Chaldée, 1887
La comtesse de Gasparin (1813-1894) voyage avec son mari, représentant la noblesse protestante du Midi. Elle est, elle, originaire du Canton de Vaud.
Le couple part de Trieste le 5 octobre 1847 et demeure en Grèce jusqu’à la fin novembre 1847.
Début décembre ils sont au Caire. Ils font la traditionnelle remontée du Nil.
A la mi mars, traversée du Sinaï : ils vont jusqu’à Jérusalem. Pour des raisons familiales, ils repartent précipitamment de Beyrouth.
Mme de Gasparin se charge de la rédaction du récit. Dans sa préface elle revendique le droit de ne pas considérer la foi comme un sujet tabou.
Les Gasparin font un deuxième voyage 15 ans plus tard en 1862.
En Turquie elle pose le problème de la femme en Orient. On lui a reproché son « christianisme de choc » - elle voulait, par exemple, imposer le repos dominical à son équipage musulman et elle s’est mis en tête de distribuer des Bibles aux Bédouins qu’elle rencontrait.
Mme de Gasparin est d’une verve entraînante et d’une espièglerie plaisante. C’est une croyante qui éprouve de la sympathie pour toutes les formes de la vie. « Elle est loin d’être jolie, mais elle est captivante et stimulante » dit d’elle son compatriote Amiel.
Elle publie Journal d’un voyage au Levant (1850) et A Constantinople (1867).
Louise Colet (1810-1876)
Romancière, journaliste et poétesse reconnue, muse et maîtresse de Delacroix, Musset, Vigny, du philosophe Victor Cousin et bien entendu Flaubert, sa grande passion, Louise Colet fut une figure du monde des Lettres au 19ème siècle. Elle fut La Muse, par excellence. Habituée du salon de Mme Récamier, elle eut la possibilité de rencontrer les noms de la littérature, au premier desquels il faut citer Chateaubriand. Belle et « moderne », elle sait se faire aimer, et n’hésite pas à poser pour les artistes, notamment le sculpteur Pradier où elle rencontre Flaubert.
Vingt ans après le fameux voyage en Orient de son illustre amant, Louise Colet se rend à son tour en Egypte pour assister à l’inauguration du canal de Suez. Elle représente le journal Le Siècle qui l’envoie sur les traces de Flaubert en tant que journaliste invitée par les autorités égyptiennes.
Le voyage se passe mal. Boudée par ses collègues, fatiguée, cette femme vieillissante réussit pourtant à accomplir cette longue épreuve et à produire une série d’articles parus en feuilleton dans son journal, qu’elle réunit ensuite sous le titre du récit publié en librairie.
Cet ouvrage évoque la tumultueuse relation de l’auteur avec Flaubert, mais il est aussi le témoignage sensible d’une femme sur un pays d’Orient qu’elle a malgré tout apprécié.
Le livre est constitué de 12 chapitres dans lesquels Louise Colet note au jour le jour les aléas du voyage et le déroulement des festivités organisées par Damiette, le grand ordonnateur des cérémonies. Nous savons par lui le nom des invités, illustres ou non, et leurs comportements dans la promiscuité et l’inconfort, souvent, de leur séjour en Egypte. Elle cite par exemple Théophile Gautier et narre avec humour les circonstances de son accident sur le pont du navire, le Moeris, qui les menait de Marseille à Alexandrie. Elle raconte surtout, et seule une femme pouvait le faire réellement pour y avoir pénétré, la vie des femmes dans les harems.
Les pays Lumineux, Voyage d’une femme de lettres en Haute Egypte,
1869.

Femmes voyageuses

L'Orient des voyageuses. Lady Jane Digby en Syrie
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