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Publié par med médiène

Francisco Goya - Maya desnuda, Maja vestida 1800

Francisco Goya - Maya desnuda, Maja vestida 1800

De Vénus à l’Odalisque, de l'Odalisque à la Baigneuse

Article revu et augmenté de nouvelles illustrations le 8 mai 2016
(Les oeuvres citées sont présentées à la fin de ce texte)
Le nu en peinture a toujours emprunté son aspect formel aux canons esthétiques de son temps : corps longilignes ou robustes, poitrines modestes ou généreuses, ventres plats ou rebondis, peaux blanches ou laiteuses, visages sombres, pensifs ou rieurs. Un interdit religieux soustrait cependant à cette représentation du corps féminin une partie de son anatomie, le poil pubien qui renvoie au péché originel, à la première faute de la première femme. Cet interdit court tout au long de la longue et lente histoire de l’art en Occident. Il ne sera levé qu’à la fin du 19e.
Moyen-âge
Si la peinture du Moyen-âge souscrit à cet ordre des choses, certaines infractions sont malgré tout notables. Dans Février (1411-1416), les frères Limbourg montrent trois personnages qui chauffent, robes relevées, leurs parties intimes devant un feu de cheminée. Dans cette scène d’hiver nordique aucune référence à la mythologie mais plutôt l’évocation de la vie rude menée par des paysans. Quelques années tard une Vanité de Hans Memling (1485) représente une femme nue marchant dans une campagne, le sexe et les poils courts parfaitement visibles. A cette même époque de nombreuses miniatures françaises représentent des bains publics où des femmes et des hommes se baignent, bavardent ou s’aiment dans la plus grande des libertés
La Vierge au sein gonflé
Une œuvre singulière dans l’histoire de la peinture de ce Moyen-Age tardif est réalisée vers 1450 par Jean Fouquet. Il s’agit de la déroutante Vierge à l’Enfant. Cette Vierge qui porte les traits d’Agnès Sorel, la dame de beauté, expose un sein échappé de son corsage délacé. Grande, svelte, le cou, les épaules et la gorge découverts, elle a les sourcils finement épilés et les cheveux du front rasés comme cela était de mise à la cour du roi Charles VII. La cambrure du corps imprime à cette Vierge une solidité féminine qui nous laisse penser que le peintre, et plus généralement que la peinture, en plaçant l’art entre ciel et sexe, ne puise au fond sa matière que dans ses propres p
hantasmes.
Renaissance
Les peintres de la Renaissance, pour contourner l’interdit religieux qui proscrit représentation complète de la femme, revisitent le vaste champ/chant d’amour et de cruauté des récits mythologiques pour trouver un subsitut au corps défendu. Se souvenant de la perfection chaste de la statuaire des Anciens, la peinture italienne de la Renaissance réintroduit dans l’atelier des peintres Vénus et ses multiples déclinaisons. Celle de Botticelli (1485-86) en devient le modèle canonique, le nu idéal qui ne se justifie que par lui même. Ce corps aux proportions parfaites est alors représenté dans une beauté lisse et fermée, expurgée du caractère le plus visible de sa féminité. Le sexe absent, une sorte de territoire vide en tient lieu. Vêtue de sa divine nudité, Vénus n’est pas déshabillée, n’est pas déshabillable. Née de la mer, elle est nue, belle et jeune
pour l’éternité.
Venise
La peinture a besoin pour exister de mécènes et de collectionneurs. Venise aux 15ème et 16ème siècles en regorge comme elle regorge de peintres à qui de riches marchands commandent des œuvres tant religieuses que profanes. C’est dans cette Venise brillante et prospère que naît le nu féminin couché. Giorgione peint une Vénus endormie (vers 1510) dans un décor de plein air. Titien étend sa Vénus d’Urbino (vers 1534) sur un lit, les yeux ouverts, la main posée sur son ventre légèrement rebondi. Plus courtisane que déesse elle regarde clairement le regardeur qui l’admire. A l’inverse, le personnage masculin de Vénus avec Cupidon et un organiste (vers 1548) parcourt avec envie la nudité à plis et à bosses de la déesse étendue sur sa couche. Fasciné, le musicien darde son regard en direction de l’immontrable « bijou rose et noir » de sa complaisante auditrice. A ce sexe invisible, la grammaire maniériste, dans Allégorie de l’Amour de Bronzino (vers 1540), substitue la bouche rouge aux lèvres entrouvertes d’une Vénus mise en jouissance par le baiser d’un habile Cupidon. Danaé (vers 1553), l’un des sujets mythologiques les plus ouvertement érotiques avec Léda et le cygne, est traité par Titien de manière non équivoque. Danaé, les cuisses ouvertes, s’abandonne à Zeus qui coule en elle sous la forme d’une pluie d’or. Dans Le concert champêtre (vers 1509, repris par Manet en 1862), deux femmes, debout, s’affairent à leurs occupations près de deux hommes assis. La carnation claire de leurs corps dénudés s’oppose au chatoiement des costumes de leurs compagnons. Titien joue ici sur l’effet de contraste que produit la juxtaposition du corps habillé et du corps déshabillé, du visible et
du non visible.
Peintres du Nord
Au Nord, un peu plus tard, Rubens et Rembrandt entreprennent un travail de déshabillage du nu en peignant leurs épouses sous leur nom réel ou en prêtant leurs visages à des personnages de la Bible ou de la Mythologie. Rubens est le peintre des emportements charnels. Sous la peau des femmes rubéniennes, à la nudité magnifiée, circulent et s’agitent les forces d’un sang vif. Rubens, homme du Nord au tempérament d’homme du Sud, peint des femmes à la chair ample et molle comme le voulait la plastique de son temps. Dans Hélène Fourment à la fourrure, (vers 1638), il représente en pied sa femme les seins posés sur ses bras croisés. La pelisse sombre qui l’entoure ne suffit pas à recouvrir entièrement sa nudité débordante.
Rembrandt, adopte habilement les canons esthétiques de la Renaissance comme dans Danaë (1636) où il réécrit à sa manière l’histoire de cette jeune vierge. Le peintre, actualisant le mythe, envisage Zeus, le dieu séducteur aux multiples identités, non sous la forme convenue d’une pluie d’or mais incarné en mortel costumé à la mode hollandaise. Le corps plein de Danaé évoque plus le corps d’une femme de chair qu’une héroïne mythologique. Dans Hendrickje Stoffels se baignant dans une rivière (1654) l’artiste peint sa femme debout dans une longue chemise retroussée jusqu’aux cuisses, les jambes écartées enfoncées dans l’eau d’une rivière. Esquissant un sourire, la tête légèrement penchée en avant, Hendrickje semble regarder dans l’onde l’image ref
létée de son intimité.
Renaissance française
En France, sous l’impulsion de la Renaissance italienne qui éveille alors un immense appétit de connaissances, l’art pictural se transforme. Les artistes Italiens, invités par François 1er à Fontainebleau, introduisent leur vision de la peinture et influencent la majeure partie des peintres bellifontains qui contribuent de cette façon à donner « un visage à l’art français ». Sous la conduite de Rosso et du Primatice, ils adoptent le maniérisme. Cette nouvelle maniera de peindre se manifeste par le « forcé » d’une exécution - couleurs froides et formes étirées - qui souligne, chez la femme de haute naissance, ce qu’elle peut avoir de sophistiqué et d’affecté. La femme, déesse ou simple mortelle, y est dotée d’une préciosité saturée d’un érotisme muet. Le délicat, le compliqué, le luxe dont Vénus à sa toilette (vers 1550), la Dame au bain (1570) de François Clouet ou Gabrielle d’Estrées et sa sœur (vers 1595) constituent les exemplaires illustrations, commandent les complexes rapports sociaux et sentimentaux d’une noblesse qui se « déféodal
ise » lentement.
Fêtes galantes
La quête du plaisir dans le 18ème siècle français se distingue par la place qu’il accorde à celle qui le procure. Les romans libertins évoquent cette femme, objet de toutes les convoitises, convoitant elle-même, dans l’élégance enjouée de la vie des châteaux de la Loire. Les Fêtes galantes donnent naissance à une peinture légère et sensuelle en montrant des couples qui se cherchent et s’aiment sous nos yeux ou dans le hors champ du tableau. Watteau, Boucher, Fragonard ont exprimé avec brio ce jeu amoureux partagé par les protagonistes de leurs tableaux. Regardons La toilette (1717-1718) de Watteau. L’œil est invité d’emblée à se délecter de l’aguichante personne qui s’offre à lui dans le mouvement souple d’une femme que déshabille une domestique en bonnet. Watteau, l’homme et le peintre, exprime ici l’attirance qu’il éprouve à l’égard du modèle, dans la demi lumière de la chambre close. Boucher dans une œuvre plus provocante, Léda et le Cygne (1740), lève le voile sur ces ébats en mythologisant le sujet. Il montre une Léda étendue sur le dos, sexe en avant, prête à recevoir en elle le long cou tend
u du Cygne/Zeus.
Les Orients Romantiques
Le romantisme surgissant, l’Orient devient à Paris une question de mode que façonnent Lamartine, Decamps, Delacroix, Hugo, Gautier et même Flaubert. L’orientalisme investit la poésie, le théâtre, le roman, la musique, l’habillement. Et la peinture. On s’intéresse à ses fastes et à ses femmes qui avaient la particularité d’être, comme les divinités de l’Olympe, entièrement glabres et entièrement disponibles. Ces femmes d’Orient, dont le portrait s’accroche aux murs des hôtels particuliers sont depuis peu localisables, identifiables, prenables.
S’écartant du nu incomplet de la peinture traditionnelle les peintres orientalistes vont faciliter, picturalement parlant, l’apparition du déshabillé qui montre ce qu’il dissimule – la touche ombrée de la zone pubienne et la pointe brune des seins vus à travers la fine tunique de La Sultane de Manet (1871) ou le déshabillage - les vêtements d’une amante déshabillée à la hâte par son amant qui jonchent le sol au pied du lit défait da
ns Rolla de Henri Gervex (1878).
Modus operandi
Les peintres orientalistes opèrent de la même façon que leurs confrères de formation classique et ont recours aux mêmes modèles recrutés dans le milieu des petites actrices de théâtre, des jeunes ouvrières ou dans le monde de la prostitution. Comme les premières Vénus, les Odalisques sont représentées le plus souvent couchées dans un intérieur meublés d’objets exotiques. Ingres, Delacroix, Chassériau, Gérôme ont montré ces femmes occupées à leur toilette ou en proie à la rêverie, portant leur nudité avec l’aisance de l’enfance et l’impudeur de l’Olympe. L’Orient, par son altérité manifeste permet aux œuvres qui s’en inspirent d’échapper aux lois sur la morale publique. Parlant d’un autre monde, d’une autre population, elles peuvent être soumises sans choquer au regard du public qui ne se reconnaît pas en elles. Le rituel du bain, par exemple, est dépeint avec une précision d’ethnographe comme dans Au hammam (1880/1885) de Jean-Léon Gérôme : le massage qui détend et assouplit, le savonnage qui lave, les ablutions qui purifient et l’épilation à la cire qui donnent à la peau cette netteté et ce lisse des déesses de la grande époque de Venise et de Florence. Ainsi, l’alliance de la femme et de l’eau, leur complémentarité primordiale symbolisée par Vénus née de la mer, la mythologie l’invente, l’Orient la vit et les peint
res la montrent.
Suite
Parmi les peintres qui ont établi le pont entre la Mythologie et l’Orient et qui ont aidé à la transformation des Vénus en Odalisques et les Odalisques en Baigneuses, je citerai Chassériau. Ce dernier peint en 1850 une Baigneuse endormie près d’une source dont les bras passés sous sa tête découvrent - fait rare pour une toile exposée au Salon - le brun de ses poils qui frisottent sous ses aisselles. Cette baigneuse a un nom. Elle s’appelle Alice Ozy, l’amie du peintre qui a posé plusieurs fois pour lui dans des scènes orientalistes. Chassériau, par un subtil glissement sémantique, passe d’un registre pictural à un autre en baptisant son œuvre, selon la catégorie qu’il choisit, Un bain au sérail (1849) ou Baigneuse endormie près d’un
e source (1850).
Les héritiers
Bientôt, Manet, Degas, Cézanne, Matisse, d’autres encore, forcent les portes cadre institutionnel et imposent l’image de la femme de leur temps et de leur monde. Ils peignent des « Vénus de barrières » ou d’appartement, comme autant de Nana couchées dans un lit offert par un de leurs protecteurs. Ainsi de Victorine Meurent dans l’Olympia (1863) de Manet, dont les habitués de Pigalle connaissaient la blondeur rousse et son nez en trompette. Il faudra attendre très peu de temps pour qu’Olympia, tout en continuant de nous fixer de son regard de femme à qui on ne la fait pas, déplace légèrement sa main pour nous laisser voir « la fleur de son secret », l’objet de toutes les convoitises et de tous les marchandages. Ce geste, Caillebotte l’ose dans son Nu au sofa (1880) qui représente une femme allongée sur un sofa vert. On devine qu’elle vient de se déshabiller, la trace de l’élastique retenant sa jupe jetée sur le dossier du fauteuil marque encore sa taille. Il semble que cette scène intimiste, le peintre l’envisage comme le parcourt de son regard qui suit les sinuosités sans vénusté du modèle, de la pointe de ses pieds au bras posé sur son sein, dévoilant, chemin faisant, les jambes un peu grêles, les cuisses et l’abondante toison châtain clair qui buissonne au dessous du ventre arrondi.
Le temps des Vénus asexuées est désormais révolu, vient celui de la femme humaine, concrète, dotée parfois d’un corps de banale beauté que
le désir d’amour ne déserte pas.
Modernité
Courbet a représenté dans l’esquisse des Baigneuses (1853) une femme épaisse et lourde mais infiniment gracieuse et légère dans sa démarche. L’originalité de Courbet dans ce tableau tient dans le fait qu’il peint une femme en mouvement. Il la montre se dirigeant vers un sous bois, de dos, dans sa plantureuse nudité à peine recouverte « d’un linge sur les fesses. » Le peintre, dans son refus d’un érotisme de convention, s’engage résolument dans un traitement réaliste du nu. Les nus de Courbet questionnent sans détour les choix que peut prendre le corps de la femme au carrefour des plaisirs. Ainsi des sulfureuses Dormeuses (1866) ou de La Femme à la vague (1868), qui s’inscrivent en opposition aux multiples nus admis par les Salons dominés par les Vénus sucrées de Cabanel (1863) ou de Bou
guereau (1879)
Postérité
L’art par nature est transgressif. Absolu, il n’a que des droits et aucun devoir. Il se moque de l’ordre admis et proclame avec Courbet que la seule loi qui vaille est celle de la vérité esthétique brute, de l’imparfaite beauté humaine. L’Origine du monde, tableau impossible, peinture de toute origine, résume ainsi magistralement, et jusqu’à l’extrême, l’histoire de l’art moderne et l’histoire de l’Homme.
Les peintres qui suivent, de la fin du 19e au début du 20e, retiendront la leçon. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir leurs œuvres dont c
ertaines sont ici montrées.

 

GALERIE

Miniature des heures de M. de Coëtivy - Betsabée au bain (détail) XVème

Miniature des heures de M. de Coëtivy - Betsabée au bain (détail) XVème

Fréres Limbourg - L'hiver 1411-1416

Fréres Limbourg - L'hiver 1411-1416

Lucas Cranach l'Ancien - La Nymphe de la source (après 1537)

Lucas Cranach l'Ancien - La Nymphe de la source (après 1537)

Jean Fouquet - La Vierge à l'Enfant (détail) 1450

Jean Fouquet - La Vierge à l'Enfant (détail) 1450

Valère Maxime - Un bain public, vers 1470

Valère Maxime - Un bain public, vers 1470

Anonyme, 15ème siècle

Anonyme, 15ème siècle

Sandro Botticelli - Naissance de Vénus (détail) 1484-1485

Sandro Botticelli - Naissance de Vénus (détail) 1484-1485

Hans Memling - Vanité vers 1495

Hans Memling - Vanité vers 1495

Albrecht Durer - Adam et Eve 1507

Albrecht Durer - Adam et Eve 1507

Giogione - Vénus endormie, vers 1510

Giogione - Vénus endormie, vers 1510

Bronzino - Allégorie de l'Amour (détail) c.1540

Bronzino - Allégorie de l'Amour (détail) c.1540

Corrège - Danaë (détaill) 1530.

Corrège - Danaë (détaill) 1530.

Le Tintoret -  Vénus, Vulcain et Mars 1545-1550

Le Tintoret - Vénus, Vulcain et Mars 1545-1550

Titien - Vénus avec Cupidon et un organiste vers 1548

Titien - Vénus avec Cupidon et un organiste vers 1548

François Clouet - La dame au bain c.1570

François Clouet - La dame au bain c.1570

Artemisia Gentileschi  - Suzanne et les vieiillards 1610

Artemisia Gentileschi - Suzanne et les vieiillards 1610

Poussin  - Vénus dormant avec l'Amour 1627-1628

Poussin - Vénus dormant avec l'Amour 1627-1628

Rubens - Femme à la fourrure 1638

Rubens - Femme à la fourrure 1638

Velazquez - Vénus à son miroir 1649/1651.

Velazquez - Vénus à son miroir 1649/1651.

Rembrandt - Baigneuse 1655

Rembrandt - Baigneuse 1655

Jean-Baptiste Santerre - Suzanne au bain 1704

Jean-Baptiste Santerre - Suzanne au bain 1704

Watteau - La toilette 1717-1718

Watteau - La toilette 1717-1718

François Boucher - Léda et le cygne 1740

François Boucher - Léda et le cygne 1740

Jean Baptiste Deshayes - Femme endormie 1757-58

Jean Baptiste Deshayes - Femme endormie 1757-58

Jean-Antoine Baudoin - Le coucher 1769

Jean-Antoine Baudoin - Le coucher 1769

Fragonard - Deux jeunes femmes jouant avec deux chiens ou Le lever c.1770

Fragonard - Deux jeunes femmes jouant avec deux chiens ou Le lever c.1770

Nicolas-Bernard Lépicié - Le lever de Franchon 1773

Nicolas-Bernard Lépicié - Le lever de Franchon 1773

Nicolas-René Jollain - Aprèe le Bain ou le serviette, vers 1780.

Nicolas-René Jollain - Aprèe le Bain ou le serviette, vers 1780.

Peter Lely - Portrait d'une jeune femme 1780

Peter Lely - Portrait d'une jeune femme 1780

Louis Jean François Lagrenée - Fricatrices ou Les deux amies c.1780

Louis Jean François Lagrenée - Fricatrices ou Les deux amies c.1780

Nicolas Régnault - Le lit français c.1785

Nicolas Régnault - Le lit français c.1785

Léopold Boilly - La toilette intime ou la Rose effeuillée 1790

Léopold Boilly - La toilette intime ou la Rose effeuillée 1790

Goya - Maja desnuda et Maja vestida 1800

Goya - Maja desnuda et Maja vestida 1800

Anonyme XIXème siècle - Bain turc

Anonyme XIXème siècle - Bain turc

Girodet - Vénus sortant de l'eau 1802

Girodet - Vénus sortant de l'eau 1802

Théodore Géricault - Scène érotique 1822

Théodore Géricault - Scène érotique 1822

Delacroix - Odalisque 1828

Delacroix - Odalisque 1828

Nicolas François Tassaert - Femme nue sur un lit 2e quart 19e siècle

Nicolas François Tassaert - Femme nue sur un lit 2e quart 19e siècle

Chassériau - Baigneuse endormie près d'une source 1850.

Chassériau - Baigneuse endormie près d'une source 1850.

Ingres - le bain Turc 1859-1863

Ingres - le bain Turc 1859-1863

Alexandre Cabanel - Naissance de Venus 1863

Alexandre Cabanel - Naissance de Venus 1863

Edouard Manet - Olympia 1865

Edouard Manet - Olympia 1865

Courbet - Paresse et luxure 1866

Courbet - Paresse et luxure 1866

Courbet - Femme dans les vagues 1868

Courbet - Femme dans les vagues 1868

Manet - La Sultane 1871

Manet - La Sultane 1871

Henri Gervex - Esquisse pour Rolla 1878

Henri Gervex - Esquisse pour Rolla 1878

William Bouguereau – Naissance de Vénus  1879

William Bouguereau – Naissance de Vénus 1879

Debat-Ponson - Le massage au Hammam 1883

Debat-Ponson - Le massage au Hammam 1883

Caillebotte - Nu au sopha, 1880.

Caillebotte - Nu au sopha, 1880.

Jean-Léon Gérôme - Bain maure 1880/1885

Jean-Léon Gérôme - Bain maure 1880/1885

Edouard Degas - Femme s'essuyant, 1888

Edouard Degas - Femme s'essuyant, 1888

Henri de Toulouse-Lautrec - La Grosse Maria, Vénus de Montparnasse, vers 1885

Henri de Toulouse-Lautrec - La Grosse Maria, Vénus de Montparnasse, vers 1885

Antoine Lecomte du Nouÿ - L’Esclave blanche 1888

Antoine Lecomte du Nouÿ - L’Esclave blanche 1888

Aleski Gallen-Kallela - Démasquée 1888

Aleski Gallen-Kallela - Démasquée 1888

Pierre Bonnard - Femme étendue sur son lit ou l'indolente 1899

Pierre Bonnard - Femme étendue sur son lit ou l'indolente 1899

Pablo Picasso - Nu au bas rouge 1901

Pablo Picasso - Nu au bas rouge 1901

Georges Rouault - Fille 1905

Georges Rouault - Fille 1905

Kees van Dongen - Nu au chapeau noir 1906

Kees van Dongen - Nu au chapeau noir 1906

Felix Vallotton - Le bain turc 1907

Felix Vallotton - Le bain turc 1907

Marcel Duchamp - Deux nus 1910

Marcel Duchamp - Deux nus 1910

Egon Schiele - Nu féminin les jambes étendues 1914

Egon Schiele - Nu féminin les jambes étendues 1914

Amadéo Modigliani - Nu sur un coussin bleu 1917

Amadéo Modigliani - Nu sur un coussin bleu 1917

Klimt - Eve (détail) 1917-1918

Klimt - Eve (détail) 1917-1918

Suzanne Valadon, Nu debout à la draperie 1919

Suzanne Valadon, Nu debout à la draperie 1919

Foujita - Nu couché à la toile de Jouy 1922

Foujita - Nu couché à la toile de Jouy 1922

Henri Matisse - Femme assise les bras levés 1924

Henri Matisse - Femme assise les bras levés 1924

Moïse Kisling - Kiki de Montparnasse 1927

Moïse Kisling - Kiki de Montparnasse 1927

Otto Dix - Vénus 1932

Otto Dix - Vénus 1932

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covix 08/05/2016 18:21

Bonsoir,
Les canons de la beauté varient en effet, et savoir détourner les interdits par les artistes est aussi un art.
bonne soirée
@mitié

med médiène 08/05/2016 21:47

Bonsoir,
La peinture peut servir à ça aussi. Nous rappeler que rien n'est plus mouvant que l'idée que l'on peut se faire de la beauté. Autre temps, autre regard, autre perception.
Bonne soirée.
Amitiés.